Honu, Pele et Poke Bowl - Hawaii 2017

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Re: Honu, Pele et Poke Bowl - Hawaii 2017

Message par Aotearoa69 » 28 nov. 2019, 09:16

Floran a écrit :
03 nov. 2019, 22:45


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Poissons difficilement descriptible.

Comment ça, on ne peut pas décrire le Humuhumunukunukuapua'a!!??
Mon poisson préféré, qui n'a pas de pois!

Magnifique spectacle de la lave, c'était LA raison de notre voyage à Hawaï. Comme vous on a été scotchés plusieurs heures.

Et nous avions fait l'impasse sur les Kapoho Tide pools, je le regrette vraiment maintenant!

Bonne adaptation à l'Islande, et bientôt des reportages photos sur le forum dédié de Sunset????
Boston-New York en 2012 (non reporté)
Hawaï en 2016 (reporté, et bien!)
...et pour les fans du continent américain dans son ensemble, road trip en Patagonie en 2017, reporté dans "Carnets d'ailleurs"

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Floran
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Re: Honu, Pele et Poke Bowl - Hawaii 2017

Message par Floran » 16 févr. 2020, 22:55

Salut la compagnie,

bien qu'ayant trouvé un boulot la semaine dernière et malgré un dimanche particulièrement ensoleillé sur Reykjavík, j'ai trouvé le temps de terminer l'article principalement centré autour d'un parc national : le Hawaii Volcanoes NP. Une belle journée dans une nature étonnante que j'espère vous prendrez du plaisir à découvrir.

Bonne lecture.

Comme d'habitude, même texte mais photos additionnelles sur notre blog : http://www.mabouls2boulder.fr/2020/02/1 ... canoes-np/

Vendredi 15 Septembre 2017

Après notre escapade nocturne et très chaude vers les flots de lave, nous allons continuer aujourd’hui à explorer le Kilauea. Ce volcan, en éruption active entre 1983 et 2018, représente pour les Hawaiiens la demeure de la déesse Pelé. C’est sur les flancs de cette montagne culminant à environ 1250 mètres d’altitude qu’a été sanctuarisé la zone du Hawaii Volcanoes National Park dès 1916.
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Comme la veille, les lieux ont subis de lourds dommages lors de l’explosion de 2018. Mais à l’époque, les attractions disponibles comportaient : une jungle tropicale, un lac de lave, un tube de lave, des cratères en veux-tu en voilà, une arche volcanique, une vertigineuse descente vers l’océan et surtout, surtout … un nouveau panneau d’entrée !
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Nous nous garons sur le parking du visitor center pour commencer notre journée de visite. J’ai concocté un petit circuit pédestre qui enchaine plusieurs sentiers sur une douzaine de kilomètres et qui relie les différents points d’intérêt entourant la caldera du Kilauea. Nous découvrons la nature luxuriante qui commence à nous subjuguer dès le départ. Les fleurs sont éclatantes comme dans un petit jardin, nous découvrons même une plante à la forme étrange, un mystère que nous tenterons de résoudre tout au long de la journée.
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Le circuit du jour.

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Fleur des îles.

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Notre point d’interrogation botanique.
Les manifestations physiques de l’activité volcanique ne se limitent pas à la lave. Le Ha‘akulamanu ou Sulfur Banks trail va comme son nom l’indique, se dérouler dans une atmosphère que nous qualifierons de sulfurisée (ça sent le pet fragrance œuf pourri quoi …). Des entrailles du Kilauea s’échappent les effluves de sa digestion et a priori le microbiote intestinal de Madame Pelé est un peu dérangé. Des dépôts minéraux teintées de jaune laissent s’exfiltrer des volutes de fumée chaude. Afin d’éviter aux visiteurs de s’approcher trop près des exhalaisons de dioxyde de carbone, de dioxyde de soufre ou de sulfite d’hydrogène (ouais ça fait flipper), le sentier est délimité par des pontons de bois. Pour un peu, on se croirait revenu à Yellowstone, un peu moins spectaculaire tout de même. Tout autour de ces fissures, les paysages sont nus, les vapeurs toxiques ne laissant pas vraiment la nature s’installer. Néanmoins, entre ces points chauds, un paysage de prairies constellées de petites fleurs a pris ces droits. Jolie contraste entre le minéral et le végétal mais un point commun, des couleurs éclatantes.
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Ha’akulamanu trail

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Vos narines vont soufre – irent …

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Fleur d’Ohia Lehua

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Orchidée bambou
Nous déboulons ensuite sur le Ilahi trail, un sentier qui longe la caldera du Kilauea. Un gigantesque cratère d’où s’échappe un énorme panache de fumée s’ouvre, à pic, devant nous. Aride, noir, dévasté, le sol est un océan de lave solidifié qui semble s’étendre à perte de vue. Ce panorama va nous accompagner une bonne partie de la journée, alors nous ne restons pas si longtemps à le contempler. Le chemin change des noms et c’est le Halema’uma’u trail qui nous fait nous enfoncer dans la jungle. On s’extasie une fois encore devant la variété et la profusion de la flore.
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Une caldera qui ne manque pas de panache.

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Ca gère la fougère !

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L’ambiance change dramatiquement.

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Élémentaire mon cher Watson, l’enquête continue.
Nous allons perdre un peu d’altitude puisque le sentier nous emmène sur le plancher du volcan. La descente n’est que d’une cinquantaine de mètres, et nous ne restons (risques obligent) qu’à l’orée du cratère. C’est tout de même impressionnant de se retrouver sur l’étendue de lave solidifiée. Un sentier permettait de la traverser entièrement mais les émanations du lac de lave dans le Halema’uma’u font que l’accès est restreint. Quelques arbustes en fleur ont réussi à infiltrer les fissures et permettent à Hélène de faire des photos avec un objet au premier plan. Pratique.

Mais soudain, le fil rouge de ce début d’article se déroule et nous découvrons stupéfait, avec stupéfaction et stupeur que cette espèce de tige entortillée est …
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Une feuille de fougère !

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50 nuances de vert.

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Au raz de la caldera.

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Nous remontons tranquillement dans la jungle. Encore une fois c’est une éruption de nature. Nous remarquons notamment des fleurs blanches parfumées aux énormes pistils (mais rassurez-vous, ce n’est pas la taille qui compte) qui se déploient en une sorte de tube, les longoses. Entre deux vues sur la caldera par des trouées, nous complétons également notre collection de fougère en développement.
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Longose.

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Caldera.

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Fougères jumelles.
La suite de notre marche est une randonnée qui peut se faire indépendamment de notre grand tour, c’est la découverte du Kilauea Iki Crater ou Cratère du Petit Kilauea. Situé à quelques centaines de mètre du cratère principale, il s’est formé au 15e siècle puis la jungle l’a recouvert petit à petit jusqu’au drame … En décembre 59, des fontaines de lave de plus de 30 mètres de haut se forment et le magma en fusion vient former rien de moins qu’un lac ! C’est sur cette surface refroidie que nous allons nous aventurer.
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Iki Crater.

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N’oubliez pas vos casquettes.
Les paysages sont encore une fois assez irréels. La lave noircie s’est retrouvée fracturée, soulevée, craquelée en de nombreux endroits. Là où les fontaines de lave s’élevaient dans le ciel, un énorme dôme s’est formé qui surplombe le sentier. Signalé par les cairns et par les pas des randonneurs, celui-ci traverse en ligne droite le cratère. Au soleil de midi, la lumière se réfléchit sur la roche sombre et l’endroit se transforme rapidement en fournaise. La remontée se fait dans la jungle, à la fraiche, pour terminer sur une apothéose un peu moins glamour … la route, la foule, les travaux.
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Nous sommes arrivés en effet à l’une des attractions les plus visités du parc, le Thurston Lava Tube. Ce tube de plus d’une cent cinquantaine de mètres, est visitable à partir d’un effondrement de son plafond. Pas vraiment de spéléologie au programme, le tunnel fait plusieurs mètres de hauteurs et est éclairé par un réseau de lampe. L’électricité étant d’ailleurs en réfection, nous ne parcourons que quelques mètres dans le tube, pas passionnant. Il existe des tunnels de lave beaucoup plus sauvages et attirants dans la région de Hilo, fâcheusement par manque de temps, nous avons fait l’impasse.
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L’entrée du tunnel est presque plus jolie que l’intérieur
Pour le retour, nous contournons le Iki Crater par sa rive nord. Des troués percent régulièrement la lourde végétation et offrent des vues dégagées sur la sombre étendue de lave figée. En second plan, on aperçoit le cratère fumant du Kilauea. Cette vision d’ensemble permet de se rendre compte de l’immensité du sommet du volcan. A perte de vue, ce ne sont que des paysages noirs et nus, craquelés et tortueux. Encore une fois, on relativise sa présence face à la force des éléments qui se sont déchainés ici.
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Un peu plus loin, c’est directement au-dessus de cratère principale que nous croisons une promenade menée par un ranger. Nous tendons l’oreille pour capter quelques explications géologiques. Les conseils de revenir observer le lac de lave dans la pénombre ne tombent pas dans l’oreille d’un sourd. Nous terminons notre marche par la boutique souvenir pour l’indispensable magnet. Puis nous allons déguster un sandwich bien mérité, accompagnée d’une salade de fruits frais achetés le matin même sur un marché ; et tout ceci dans le petit jardin botanique derrière le visitor center.
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A ce soir !

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Top Chef.
L’après-midi sera un peu moins sportive. Nous allons parcourir en voiture la Chain of Craters Road (route de la chaîne de cratères), cette route d’une trentaine de kilomètres va nous faire traverser les différentes coulées de lave qui ont émaillées l’histoire du parc et nous mènera jusqu’à l’océan. Comme son nom l’indique, un enchainement de cratères plus ou moins récents borde également la route.
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Toujours enthousiastes à l’idée de mater des nénés.

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Depuis Kealakomo Overlook.

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Nous entamons notre plongeon vers la mer.

Malgré la vue impressionnante tout au long de la descente, c’est une fois arrivés au bord de l’océan que les paysages les plus remarquables se dévoilent. De hautes falaises de lave surplombent une onde qui vient les frapper sauvagement. Des rangées de cocotiers surplombent le précipice. D’ailleurs toute une flore s’est développée le long de la route aux abords de la petite maison dans laquelle des rangers nous accueillent. Nous sommes de l’autre côté du flot de lave par rapport à nos aventures de la veille mais la marche pour y accéder serait bien trop longue pour tenter d’accéder au magma en fusion, on préfère rester sur notre belle expérience.
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On dirait une carapace de tortue !

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Au bout de la Chain of Craters Road.

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L’arche marine d’Hōlei.

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Quelques petites fleurs.
En plus de découvrir le littoral, il suffit de se retourner pour avoir un angle tout nouveau sur le parc. Le volcan qui se dresse devant nous est parsemée des différentes coulées qui en ont dévalés les flancs. Leurs couleurs marquent les différentes époques auxquelles elles ont été formées. Ci et là, des poches de forêt ont survécus comme par miracle à la folie destructrice et créatrice du magma. Ce voyage dans le temps se poursuit d’ailleurs lors de la remontée puisque nous faisons des arrêts aux niveaux de différents anciens cratères dont le niveau de végétation aide à dater les éruptions.
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Coulures de chocolat sur lit de pistache.

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Cratère récent.

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Cratère ancien.
Le spectacle qui marquera la fin de la journée est d’un tout autre acabit. Nous nous dirigeons vers le Jaggar Museum, lieu de savoir à propos des volcans que ce soit d’un point de vue historique, géologique ou culturel. Très intéressant avec notamment de très belles peintures représentant la déesse Pelé. C’est sur la terrasse que nous découvrons l’œuvre la plus étonnante. Le jour tombant dévoile un rougeoyant lac de lave au milieu du cratère. La source des volutes de fumées que nous avons vues toute la journée est devant nous. Tandis que le ciel s’embrase, nous pouvons distinguer les fontaines de lave qui projettent le magma sur les murs du cratère. Le spectacle est fascinant et les rangers prêtent avec enthousiasmes des longues vues pour profiter au plus près du show.
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Y’a pas le feu au lac ! (ah ben si)

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Tout comme la veille, c’est une expérience hors du commun. Et tout comme la veille, ces lieux ne sont plus visibles. Les fontaines se sont taries, le plancher du cratère s’est effondré dans une explosion qui a endommagé de manière permanente le musée, entrainant sa fermeture. Le lac de lave s’est dissipé et a laissé place à un nouveau lac d’eau cette fois qui est en formation au sommet du Kilauea, à la plus grande surprise des scientifiques.

Petit bilan sur le Hawaii Volcanoes National Park. Bien sûr, les moments forts ont été pour les deux jours les rencontres avec la lave. Néanmoins, les paysages sont si tourmentés, si bruts notamment le long de la Chain of Craters Road qu’ils justifient à eux seuls la visite. Nous avons également beaucoup aimé la randonnée dans Iki Crater, il ne faut absolument pas la louper. La jungle et sa flore surprenante sont également de bonnes raisons de chausser ses chaussures de marche. Le petit bémol, c’est le tube de lave qui manque un peu d’authenticité. Dernier conseil, les randonnées et les secteurs ouvrent et ferment au gré des caprices du volcan alors ne prévoyez pas trop de programmes fixes et laissez les rangers vous conseiller au visitor center.

A la sortie du parc, dans la nuit noire, nous nous faisons cueillir par une averse. Nous sommes affamés alors on décide de s’arrêter dans un restaurant sur la route. Le ʻŌhelo Café et sa terrasse couverte nous accueillera et nous nous sustenterons avec un très bon poisson frais pour moi et des pâtes aux fruits de mer pour Hélène. On recommande l’adresse.
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Comme un coque en pâtes.

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Re: Honu, Pele et Poke Bowl - Hawaii 2017

Message par Piour08 » 17 févr. 2020, 08:02

Haaa ce fameux parc que nous n'avons pas eu la chance de découvrir ! Quel dommage, ton récit donne envie !

Sinon, j'ai pas suivi, vous êtes en Islande maintenant ?!

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Re: Honu, Pele et Poke Bowl - Hawaii 2017

Message par Floran » 17 févr. 2020, 08:31

Oui, on habite Reykjavík depuis mi octobre. :photo

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Re: Honu, Pele et Poke Bowl - Hawaii 2017

Message par M&M's » 17 févr. 2020, 08:38

Coucou,
Ca rappelle de bons souvenirs ce paradis hawaien :luv, les paysages entre Yellowstone et l'Islande, la rando, meme impression pour le lava tube, la lave a la tombee de la nuit :)

Hey du coup je viens de realiser, avez vous le landmannalaugar prevu pour cet ete ? :love:

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Re: Honu, Pele et Poke Bowl - Hawaii 2017

Message par USADDICT » 17 févr. 2020, 08:58

:bye

Bien content pour ton Job.

Tes photos sont superbes :great

Pas mal la photo avec la fougère devant ton œil :D

Que dire du volcan en activité :love:
Je t'envie.

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Re: Honu, Pele et Poke Bowl - Hawaii 2017

Message par Piour08 » 17 févr. 2020, 13:23

Floran a écrit :
17 févr. 2020, 08:31
Oui, on habite Reykjavík depuis mi octobre. :photo
Et bien moi qui voulait vous contacter pour boire une bière lors de notre passage à Boulder en septembre, c'est raté !! :D

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Re: Honu, Pele et Poke Bowl - Hawaii 2017

Message par Floran » 15 mars 2020, 23:11

Salut la compagnie,

en ces temps de crise, je vous propose de vous évader un peu et de visiter la côte sud de Big Island. Prenez bien soin de vous et rester chez vous ! :luv

Comme d'habitude, un article étendu sur le blog, mais le principale sera ici :

http://www.mabouls2boulder.fr/2020/03/1 ... ig-island/
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Samedi 16 Septembre 2017

Nous quittons aujourd’hui la région d’Hilo et notre petite maison perdue en plein eden. Nos rencontres avec les volcans actifs nous auront laissé des souvenirs impérissables, assez pour peut-être un jour avoir envie de vivre sur une île volcanique ? Qui sait. Pour traverser l’île d’est en ouest, nous avons prévu de longer la côte sud en effectuant quelques arrêts tout au long des quatre heures de route. Au menu, un kipuka, des plages, un drame et quelques photos de locales se prélassant lascivement sur le sable chaud. Une journée qui nous en fera voir des vertes et des pas mûres !
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Le début de journée marque une nouvelle incursion dans le parc national des volcans d’Hawaii. Le programme n’était pas vraiment défini pour cette étape du périple. J’avais noté plusieurs randonnées de différentes longueurs tout au long de la route, mais aussi des points de vue, des plages ou des monuments alors on se laisse guider par notre instinct en piochant dans la liste. On se laisse tenter par les premières pentes du Mauna Loa, encore un volcan différent qui forme Big Island. Pourtant, ce ne sont pas les paysages désertiques qui nous attirent mais une vraie oasis. Nous allons faire une promenade de deux kilomètres au sein d’une Kipuka, une forêt ancienne qui a été encerclée par des coulées de lave plus récente.
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Kipuka marcher !
Nous nous engageons donc sur le sentier qui s’enfonce dans ce bosquet. La promenade, sans relief, nous promène dans une végétation assez luxuriante, comme nous la voyons depuis quelques jours. Ici, deux arbres autochtones et emblématiques de l’île sont omniprésents, le koa, une sorte d’acacia et l’ōhiʻa lehua, un cousin de l’eucalyptus ou de la myrte. Ces arbres ont deux destins bien différents, si le premier longtemps menacé par des espèces invasives est aujourd’hui sauvé, la seconde espèce s’éteint peu à peu probablement à cause du changement climatique. De nombreux panneaux botaniques documentent les espèces que nous croisons. Bon par contre, après 2 ans et demi, je ne suis plus vraiment capable de dire quoi et quoi alors vous aurez droit à seulement aux photos pêle-mêle, sans légende.
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Le trône de bois.
Il ne sera pas dit que notre visite de Kīpukapuaulu se limitera à des feuilles et des troncs d’arbre. Ces oasis de jungle primaire sont aussi le refuge d’innombrables oiseaux et justement, au détour d’un chemin nous croisons de majestueux faisans Kalij. Nous les observons un bon moment se faire des papouilles. Au final, nous en verrons plusieurs autres tout au long de la balade. La promenade fut très agréable, facile, verdoyante. Sans être indispensable, c’est une heure joliment employée.
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Comme une envie de terrine …

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Are you talking to me ?

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La faisanne, un peu plus sobre.
Une petite demi-heure de route et nous atteignons la prochaine étape, la plage noire de Punalu’u. Comme sur Maui, nous retrouvons ces rivages ébène bien loin de l’image d’Epinal des plages tropicales dorées. L’anse, agitée d’une forte houle, est bordée de larges dalles de lave tout aussi sombre. Nous traversons main dans la main sur le sable en admirant les paysages. So Romantic.
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Sable sombre … Panalu’umez la lumière …

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Punalu’ucinant !
Mais ce n’est pas que les paysages, au demeurant très sympas, qui nous attirent sur ce rivage mais bien les belles hawaïennes qui y bronzent nues ! En effet, ce lieu est connu pour la colonie de tortues vertes qu’elle abrite. Et c’est un festival, que ce soit au milieu de cette plage ou dans les petites criques attenantes, les reptiles sont partout. Les carapaces sont luisantes, leur bec est impressionnant. Nous sommes si près qu’on peut se plonger dans leurs grands yeux noirs. Ces animaux sont magnifiques de quiétude, et pas de lièvres à l’horizon ! Portraits de famille.
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Nous profitons du cadre idyllique et de quelques tables en bois pour prendre notre repas. Je m’empare de mon matériel de plongée pour aller goûter à l’océan. Au bout de 10 mètres à peine, je n’ai plus du tout pied. Je mets le masque pour me retrouver nez à nez avec une tortue qui me semble immense et qui revient surement de brouter les algues qui tapissent le sol. Malheureusement, il y a pas mal de courants et des vagues trop imposantes ; l’observation tourne court. Hélène pour sa part est partie faire un tour du côté de l’étang de nénuphar qui fait face à l’océan. De belles fleurs d’hibiscus de toute couleur lui permettent de contempler son nuancier botanique. Un incontournable de cette partie de l’île, surtout si les tortues sont au rendez-vous.
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Bye bye A’Tuin.
Le saut de puce suivant d’une quarantaine de minutes nous permet de rester en bord de mer, à quelques centaines de mètres du point le plus méridional de l’archipel. Une petite balade d’une heure va nous mener vers une plage un peu spéciale. Pour rejoindre la plage, deux solutions s’offraient à nous, la marche ou les pickups des locaux qui s’offrent comme navette pour quelques dollars. Pour profiter des paysages, nous userons donc nos chaussures. Le sentier débute par la traversée d’un champ de lave. Nous commençons à être habitués à ces paysages décharnés, battus par le vent et sur lesquels l’océan déchaîné vient frapper les rocs déchiquetés. Mais cela reste impressionnant.
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Une côte bien grillée.

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Tiens, n’est-ce pas mon téléphone dans la poche de mon maillot ?
Les paysages se transforment un peu. Les sols se sont parés d’une couleur orange sous laquelle on retrouve les aspérités de la lave. Fini le chemin serpentant la lave, ce sont maintenant sur des pistes sablonneuses que nous cheminons. Nous devons laisser passer quelques 4*4 qui ont choisi la facilité motorisée et qui soulèvent des nuages de poussières irritants dans tous les sens du terme. Heureusement ce passage est de courte durée et nous arrivons sur les falaises surplombant Papakolea.
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Un dernier petit virage avant d’apercevoir Papakolea.

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Petite arche en passant …

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Elle est là, elle est … VERTE ! WTF !!!
Et oui, contre toute attente, la plage est verte. Les falaises d’olivine (minéral couleur olive) qui la surplombent s’effritent sous l’effet des vagues. Comme on peut le voir sur les photos, le réservoir est limité on peut imaginer que la durée de vie des lieux sera réduite. Nous descendons par un chemin un peu glissant jusqu’à l’eau avant de nous y glisser. Même de près la couleur est vraiment verte. Alors que nous jouons dans les vagues, Hélène aperçoit une tortue sous l’eau. Pour blaguer, je propose de nous prendre en selfie avec elle. Je mets la main dans ma poche pour faire croire que je sors mon téléphone et j’en sors … mon téléphone. Il ne survivra pas à la noyade mais par chance, une fois de retour à Boulder, j’arriverai à retrouver mes photos. Paix à son âme …
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Les lieux du drame.

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Inadmissible ! On m’avait vendu des plages de sable blanc !

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Falaise olive sur mer d’huile.
La mésaventure de mon téléphone fait que le retour est un peu morne. Je rumine dans ma barbe mal taillée des noms d’oiseau envers moi-même. Du coup, à la place d’une heure à l’aller, on met à peine trois quarts d’heure au retour. Et comme un mauvais choix n’arrive jamais seul, nous choisissons d’aller regarder le point le plus au sud de l’île et du pays plutôt que de rejoindre une des plages que j’avais repérée pour le coucher du soleil. South Point est en fait des falaises orangeâtes qui se dressent au-dessus de l’océan. Une fissure dans la roche permet d’attendre une grotte dans laquelle s’engouffre l’eau de mer. Des gens s’amusent à sauter cette dizaine de mètres mais au-delà de l’exploit de ses inconscients, les lieux ne sont pas très beaux, sales, inhospitaliers. Nous ne restons pas très longtemps mais comme je viens de le dire, cela nous coûte un coucher de soleil sur la plage. Sur une dizaine de jour de vacances, cela n’est cependant pas un gros raté !
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Prêt pour le plongeon ?

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Le point le plus au Sud des USA.
L’exploration de la côte sud de Big Island se termine un peu en eau de boudin. Pourtant elle avait bien commencé. Les plages noires, vertes, les tortues sont sans conteste les moments forts de notre journée. Et il serait dommage de faire l’impasse quand il s’agit de visiter cette partie de l’île.

Enfin, Hélène pour calmer son mari grognon en fin de journée m’amadoue par mon point faible : la nourriture. Et c’est devant un immense bateau rempli de succulents sushis (Sushi Shiono à Kailua Kona) que nous terminerons notre périple.

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