Simply beautiful, un WE chez la Fille aux Iguanes

Vos récits de voyage hors USA
Règles du forum
Cette section vous permet de publier vos récits de voyage hors USA. Faites partager vos expériences, vos émotions, à travers votre regard et votre plume ! Et n'hésitez pas à agrémenter votre carnet de photos et de vidéos !

NB : ces carnets sont personnels. Ils ne sont que le reflet d'un état d'esprit à un moment donné et doivent être lus comme tels.
Avatar de l’utilisateur
Madikéra
Messages : 458
Inscription : 21 juin 2013, 02:00
Sexe : F
Vous êtes randonneur(s) : Intermédiaire(s)
Localisation : Martinique

Re: Simply beautiful, un WE chez la Fille aux Iguanes

Message par Madikéra » 28 juil. 2020, 15:00

3 - 18/08/19 - Un 18 sixtiant tout en pschitts souffrés et en beach sucrée
20km en voiture et 2 en pmt...
Image

Suite du jour...
Il est 11 heures quand la descente vers Soufrière s’amorce. Arrêts aux deux points de vue et "Mais qu’est-ce dans la baie ???". Des vilaines, des affreuses, des… sargasses…

Image

Le village s’est agrandi et embelli en 10 ans. La dernière fois nous logions dans un petit hôtel/motel en ville, le Leisure inn. Pratique pour celles et ceux souhaitant rester proche des animations du soir. A l’époque, ils proposaient une activité de rando sur les hauteurs dans ce qui est devenu depuis le Parrot sanctuary, nous avions bien apprécié mais vu aucun volatile coloré !

Image

Pixelisations à droite, à gauche… et il est temps de partir beacher…

La route menant à l’hôtel est une de ces petites routes qu’on aime quand il ne faut pas faire le trajet tous les jours. Elle tournicote entre végétation et beaux points de vue. Pendant toutes nos premières années de vie en Martinique, il est un lieu qui juste de prononcer son nom faisait rêver Jalousie Plantation. Nous n’avions pas les moyens d’y aller et ne les avons toujours pas pour y séjourner mais au moins pour y passer la journée… Depuis le nom c’est déjalouser pour se sucrer. Nous voilà à l’entrée du Sugar Beach…

Le gardien vérifie que notre véhicule est bien annoncé pour aujourd’hui et nous invite à nous garer au parking visiteur pendant qu’il appelle la navette. Nous embarquons et sommes déposés au bout à droite de la plage. Le chauffeur nous explique que nous avons droit d’utiliser les anciens transats de plage et les anciennes commodités qui sont là. Les nouveaux sont réservés aux clients, nous pouvons déjeuner au restaurant de plage et faire des activités payantes. Pour repartir, il nous suffira de revenir à ce mini rond-point à 14 ou 16 heures. Ce sera 16 heures vu qu’il est déjà 12h30.

Nous nous installons, il y a peu de monde dans cette zone. En fait, 2 bateaux viendront, déposeront des gens moins de 2 heures et reviendront les chercher. De l’autre côté il y a un peu plus de monde mais cela n’a pas l’air plein.

Nous sommes juste devant la zone protégée pour permettre un palmes-masque-tubatage tranquilou. Donc à l’eau… Monsieur Madikéra surveille de loin car son pouce blessé lui interdit les palmes et préfère s’abstenir du contact avec l’eau salé. Joli, joli, joli… Des fonds comme j’aime: variés, poissonneux, colorés avec tortues passantes… Il y a d’autres personnes parcourant la zone donc je me sens en sécurité et y reviendrais 3 fois.

13h30, il fait faim et il est temps de se diriger vers le resto de plage, le Bay side bar Tapas, le gastronomique est réservé à la clientèle nous précise-t-on. Il a une carte réduite qui nous convient bien. Ce sera un fish and ships et un octopus à la plancha avec bière, coca et San Pelegrino. C’est bon, c’est frais, c’est léger. Le chef est français et passera faire un tour parmi les convives, enfin s’intéressera surtout à une table de damoiselles en vadrouille, inconscient que d’autres parlent français et entendent parfaitement ce qu’il dit ! Pour rappel, nous sommes dans un 5 étoiles luxe, parmi les plus réputés de la Caraïbe et cela frisette le non-professionnalisme…

Image

En note sucrée, ce seront de goûteuses profiteroles au chocolat, deux boules de glace en hot lava et deux cafés. Le tout nous sera facturé 110 dollars. Un peu cherro mais on paie l’endroit, le service, les serviettes en tissus, les commodités bien commodes…

Un peu de marche le long de la plage puis retour en notre zone avant un dernier bain. A 16 heures le chauffeur nous remonte au parking et retour à la casa pour une soirée tranquille faite de lecture, observation des oiseaux, petits bains, dîner de pâtes et repos…

Compléments, détails, multiples images... sont par là:
https://madikeravoyages.fr/NY4/crbst_31.html
Image
Avatar de l’utilisateur
Madikéra
Messages : 458
Inscription : 21 juin 2013, 02:00
Sexe : F
Vous êtes randonneur(s) : Intermédiaire(s)
Localisation : Martinique

Re: Simply beautiful, un WE chez la Fille aux Iguanes

Message par Madikéra » 03 août 2020, 16:36

J4 - 19/08/20 - Cascadette, phare et p'tis villages côtiers font journée...
135 km en voiture et 3 ou 4 à pieds

Image

Le pli est pris, omelettes au p’ti déj pour bien caller les voyageurs et en route vers le sud. Le ciel bleu du jour nous laisse envisager la possibilité d’une découverte avec plus de visibilité que samedi. Jimnyette et madame Conduisette commencent leur journée vers 10 heures.

On roule, on roule, on roule et nous voilà à Micoud. Passé Vieux-Fort, nous avons constaté la présence de sargasses tout le long de la côte… et les avons bien senties parfois !!!

Premier arrêt, Micoud. C’est un village d’environ 3 000 habitants, essentiellement tourné vers la pêche. Il fut fondé au XVIIIème siècle, par les français, quand le baron de Micoud gouvernait l’île. C’est un petit village où qqs minutes d’arrêt permettent de voir les points clefs comme l’église.

L’arrêt suivant se fait dans un autre village de pêcheur, également fondé par les français, comme un peu tous ceux de cette côte. Originellement nommé anse Canot puis Grand Maboya, il prit son nom actuel quand le conte d’Ennery, gouverneur général de la région, vint en visite en 1768. Le port de pêche est nettement plus imposant qu’à Micoud, il a été financé par les japonais. Du coup, il y a 3 cabanes de pêcheurs en forme de pagode stylisée. Le village a connu son heure de gloire à la fin du XIXème siècle quand de riches îliens de la Caraïbe y venaient en villégiature. L’église est en réfection et donc pas de visite… Sargasses, frégates, lambis, brume de sable… qqs uns des points communs des îles de l’archipel… Nous y déambulons pendant une trentaine de minutes et à midi reprenons la route en direction de la cascade Sault (ou Errad ou Dennery, elle est connue sous divers noms).

Diverses cascades sont visibles dans le secteur, celle-ci est la plus haute avec ses environ 20 mètres et son accès est gratuit – ce qui est rare à Sainte-Lucie. En effet, bien des sites sont en zone privé, donc d’accès payant. On prend la route en face de la station en direction du parc d’aventures Treetop et la chute se trouve environ 1 km après ce parc. On roule, on roule, on roule sur une toute petite route parfois un peu défoncée et on commence à se dire qu’on a dû louper une bifurcation. Mais non voilà le parc. On roule, on roule, on roule et… Mais non voilà la cabane… C’est à environ 5 kilomètres du début de la route. Lors de mes repérages, j’avais lu que le sentier commençait à une cabane sur la gauche en arrivant, plus ou moins abandonnée. Il y a un parking et un sentier donc c’est bien là. Quelques minutes pour descendre à la rivière et la chute s’offre aux yeux avides de beaux paysages. Impossible de s’en approcher car les eaux sont hautes et tumultueuses. Heureusement que c’est gratuit car c’est nettement moins spectaculaire qu’espéré. C’est un stop d’une petite demi-heure, descente et remontée comprise.

Image

13 heures, c’est le moment de remonter vers Soufrière… Comme il fait plutôt beau même si brumeux, nous allons monter au phare près de Vieux-Fort. Mais d'abord arrêt au point de vue pour admirer en grignotant des pilons de poulet et en buvant la quasi obligatoire boisson des déjeuners de voyage... du Coca... Le tout, plus une bouteille d'eau, nous revient à 25 EC, soit environ 8 euros.

La vue est sympa, sauf les vilaines algues brunes... Nous bavardons avec une dame venant d'Anguilla qui nous dit qu'elle n'en pouvait plus des algues chez elle. Du coup, elle est partie faire le tour de sa famille en diverses îles et constate que... Ahhh Anguilla, le must du top en matière de plage, sauf sous brunettes (les sargasses sont svt qualifiées d'algues brunes).

La montée vers le phare de Moule-à-Chique, vers Vieux-Fort s'entame vers 15 heures. Cela monte bien, certaines maisons ont des allures vertigineuses de gardienne de colline. Nous allons d'abord aux antennes, puis comme la grille est ouverte montons jusqu'au phare. La vue pourrait être superbe si une brumette... On devine la silhouette de Saint-Vincent mais c'est vraiment devinette devinette... Le gardien nous explique qu'on ne peut visiter le phare. On repart avec les techniciens venus faire des relevés car ils ferment la grille derrière eux. Il semble que la possibilité de monter à ce phare soit aléatoire. Certains y sont arrivés sans même s'en rendre compte et d'autres trouvent grille fermée. Cela avait d'ailleurs été notre cas samedi.

Route retour, arrêt dans une épicerie pour acheter de l'eau et des gâteaux pour 5 EC. Et à 16h15, Jimnyette range ses roues à sa place habituelle depuis 4 jours. Notre dernière soirée se passe en mode tranquilou comme les précédentes...

Image

Compléments détails, infos, multiples images... par là:
https://madikeravoyages.fr/NY4/crbst_32.html
Avatar de l’utilisateur
Madikéra
Messages : 458
Inscription : 21 juin 2013, 02:00
Sexe : F
Vous êtes randonneur(s) : Intermédiaire(s)
Localisation : Martinique

Re: Simply beautiful, un WE chez la Fille aux Iguanes

Message par Madikéra » 16 août 2020, 16:48

J5 - 20/08/20 - Clap de fin, l'iguane repart admirer des fleurs...
53 km en voiture, environ 4 à pieds et 70 en bateau

Image

Il est 7 heures, debout, debout, debout…
Il y a des sacs à remplir, un petit déj à déguster et une mise en route à entreprendre après avoir soldé tout le compte (1 100 dollars). Un passage par la boutique du site nous permet de rapporter babioles et du café produit dans le secteur (8 dollars le petit paquet de 125 grammes - bon sans être souvenir intense). la météo est chagrine mais heureusement deviendra joliment bleue rapidement...

Allez Jimnyette, on y va… La jauge d’essence est assez basse et on se dit qu’on devrait peut-être faire le plein à Soufrière… Emportés par la route, on oublie cette idée et tout à coup la jauge descend bien bas… Pas grave, on se dit qu’à Canaries ou Anse la Raye, il doit y en avoir une… Et non, pas à Canaries et celle d’Anse est en travaux donc fermée… Bon, ben ???

On nous dit qu’à Marigot bay à la marina, il y a une station… Espérons, espérons… Comme on ne connaît pas la voiture, nous ignorons si nous avons encore bcp de marge ??? Du coup, décision est prise d’aller voir à la marina et bad luck, elle est vide en ce moment nous dit-on. Là, c’est la loose !!!

Un monsieur d’un certain âge nous voyant toutes mines déconfites dehors, nous demande ce qui nous arrive. On lui explique, il prend les choses en main. Son chauffeur de taxico part chercher un bidon chez lui, ils partent avec Monsieur Madikéra à la prochaine station (environ une dizaine de kilomètres) et reviennent. Pendant ce temps, je bois un coca dans l’épicerie resto qui fait point de vue et devant laquelle nous avons posé Jimnyette. En soi, ce n’était pas très, très loin et nous aurions probablement pu la rejoindre mais sans cela il n’y aurait pas eu d’aventure à vous raconter. Et un de nos voyages sans aventure, juste impossible !!! Un billet pour le chauffeur et plein de thank you, welcome… échangés…

A 11h30, c’est reparti en direction de morne Fortune et ses ruines de bâtiments du fort permettant un beau point de vue sur Castries. Un peu de marche, d’admiration et direction le port. Un passage dans la station la plus proche de notre point d’arrivée nous permet de compléter le plein. On embarque aussi des cacahuètes avec un petit snif car pas trouvé nos préférées. En tout, nous en avons dépensé 126 EC pour 46 litres, soit environ 1 euro le litre.

Le bateau est prévu à 15 heures et nous devons être au port à 14 heures. Il nous reste 1h30 pour aller re-découvrir Castries Il va falloir speeder un peu. Jimnyette est garée à sa place initiale et va veiller sur les bagages…

Direction la cathédrale, puis le marché. Cette zone ne nous semble guère avoir changé au cours des 10 dernières années, même si de nouveaux bâtiments ont remplacé d’anciens. Il y a très peu de visiteurs et du coup on tente de nous attirer. Deux magnets pour 16 EC vont rejoindre la collection et une petite faim nous conduira à grignoter un bon poulet frites avec jus chez Monte’s, en bord de port (26 EC).

Image

Pixelisation des fresques d’art des rues et nous revoilà à 14 heures à attendre au port, attendre le bateau qui n’est pas là, qq’un de la loc de voiture qui n’est pas là non plus… Nous sommes censés partir à 16 heures, il y a de la marge… Nous devons payer la taxe de sortie, 33 EC par personne, environ 23 euros pour nous deux.

15 heures, toujours personne pour la voiture, 15h20 le bateau arrive… Que faire, que faire avec les clefs car nous devons passer sous douanes… Et tout à coup, qq’un arrive. En fait, il s’est déplacé quand il a vu le bateau arriver. Il était moins une que je laisse les clefs à la Police (en espérant qu’elle accepte)…
Image

Embarquement, places à l’étage, et à 15h55 les moteurs vrombissent. La mer est calme et la traversée se fait presque avec plaisir. Presque car le nez à l’air tout le voyage tout de même…

17h25, port de Fort-de-France. 18h30 en route mais cette fois-ci avec Kangourette…

Compléments infos, images, détails... par là
https://madikeravoyages.fr/NY4/crbst_33.html
Répondre

Revenir à « Carnets de voyage »