Pacific Coast Highway 1: De Los Angeles à San Francisco

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Pacific Coast Highway 1: De Los Angeles à San Francisco

Message par amoniac » 10 mai 2018, 10:33

Bonjour à tous,

Comme on dit, mieux vaut tard que jamais. J'ai décidé de vous partager mon carnet de voyage effectué en 2014. Je l'avais publié sur un blog privé, autant vous en faire partager le récit.

Avant tout, il faut savoir que j'avais réalisé une semaine à Miami juste avant, et que j'arrivais donc par un vol intérieur. ::rando

Bonne lecture :cof

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Sommaire

J-1 : LAX - Long Beach
  • Los Angeles - LAX
  • Long Beach
J-2 : San Pedro et Cabrillo Beach
  • Long Beach
  • San Pedro
  • Cabrillo Beach
J-3 : Arrivée à Los Angeles et match de baseball
  • Long Beach
  • Los Angeles - Downtown Los Angeles
  • Los Angeles - City Hall
  • Los Angeles - Union Station
  • Los Angeles - 1329 Carroll Avenue (Charmed)
  • Los Angeles - Dodger Stadium
J-4 : Hollywood, de jour et de nuit
  • Los Angeles - Nick's cafe
  • Los Angeles - The MacArthur (607 S Park View St)
  • Los Angeles - St Brendan Catholic Church (310 S Van Ness Ave)
  • Los Angeles - Melrose Avenue
  • Los Angeles - Beverly Hills
  • Hollywood - Paramount Pictures Studio
  • Hollywood - Hollywood Boulevard
  • Hollywood - Walk on Fame
  • Hollywood - Capitol Records
  • Hollywood - TCL Chinese Theatre / Dolby Theatre
J-5 : Hollywood Sign et Santa Monica
  • Hollywood - Hollywoodland
  • Hollywood - Hollywood Sign
  • Santa Monica - Santa Monica Pier
  • Santa Monica - Route 66 End of the Trail
  • Santa Monica - Santa Monica State Beach
  • Santa Monica - Original Muscle Beach
  • Santa Monica - Lifeguard Tower 20
  • Venice - Venice Beach
  • Venice - Venice Boardwalk
J-6 : Downtown Los Angeles
  • Los Angeles - Downtown Los Angeles
  • Los Angeles - Walt Disney Concert Hall
  • Los Angeles - One California Plaza
  • Los Angeles - Historic Downtown
  • Los Angeles - Los Angeles Times headquarters
  • Los Angeles - Perch Square
J-7 : Route 1, Malibu et Santa Barbara
  • Los Angeles
  • Malibu - Point Dume State Beach
  • Malibu - Trancas Country Market
  • Pacific Coast Highway - Oxnard - Mugu Canyon
  • Santa Barbara - El Presidio De Santa Barbara State Historic Park
  • Santa Barbara - Old Mission Santa Barbara
J-8 : Route 1, Big Sur (ou pas), lamantins et baleines
  • Pacific Coast Highway - Solvang - Olsen’s Danish Village Bakery & Coffeeshop
  • Pacific Coast Highway - Cambria - Cambria West Village
  • Pacific Coast Highway - San Simeon - Pico Ave
  • Pacific Coast Highway - San Luis Obispo - Elephant Seal Viewing Point
  • Pacific Coast Highway - Ragged Point
  • Pacific Coast Highway - Monterey - Big Sur California panoramic view
J-9 : Arrivée à San Francisco, Golden Gate Bridge et le port de la ville
  • San Francisco - Golden Gate Bridge
  • San Francisco - Ferry Building Marketplace
  • San Francisco - Bay Bridge
  • San Francisco - Ferry Plaza
  • San Francisco - Vaillancourt Fountain
  • San Francisco - Union Square
  • San Francisco - Little Italy
  • San Francisco - Hyde Street Pier
J-10 : La Coit Tower, les Russian Hills, le Palace of Fine Arts et le fort Point
  • San Francisco - Coit Tower
  • San Francisco - Lombard Street
  • San Francisco - Russian Hills
  • San Francisco - Palace of Fine Arts
  • San Francisco - The Walt Disney Family Museum
  • San Francisco - San Francisco National Cemetery
  • San Francisco - Fort Point
  • San Francisco - Pier 39
J-11 : Sacramento et les 164 ans de la Californie
  • Sacramento - California State Capitol Museum
  • Sacramento - Macy's Downtown Plaza
  • Sacramento - Old Sacramento
  • Sacramento - Old Sacramento - Tower Bridge
  • Sacramento - Old Sacramento - Harbour Bridge
  • Sacramento - Old Sacramento - Central Pacific Railroad
  • Sacramento - Old Sacramento - California State Railroad Museum
J-12 : Painted ladies, Haight-Ashbury, Golden Gate Park et Toy Boat Dessert Cafe
  • San Francisco - Painted Ladies
  • San Francisco - Haight-Ashbury
  • San Francisco - Golden Gate Park
  • San Francisco - de Young Museum
  • San Francisco - Japanese Tea Garden
  • San Francisco - Toy Boat Dessert Cafe
  • San Francisco - Mall
  • San Francisco - Hayes Vallée
J-13 : J’ai visité Alcatraz
  • San Francisco - Pier 33
  • San Francisco - Alcatraz
J-14 : Dernière journée au cinéma…

J-15 : Retour en France

Bilan


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Playlist
  • Positively 4th Street - Bob Dylan
  • Eyes - Rogue Wave
  • You Can't Always Get What You Want - The Rolling Stones
  • I Have A Dream - ABBA
  • California Dreaming - Mamas and the Papas
  • Roads Untraveled - Linkin Park
  • How To Save A Life - The Fray
  • Under The Bridge - Red Hot Chili Peppers
  • When Love Takes Over - David Guetta
  • Feel - Robbie Williams
  • Prayer in the C - Lilly Wood and the Prick
  • Heaven - Bryan Adams
  • Celluloid Heroes - The Kinks
  • To Live & Die in L.A. - 2Pac
  • The Only Place - Best Coast
  • Why You'd Want To Live Here - Death Cab for Cutie
  • Fortunate Son - Creedence Clearwater Revival
  • Hotel California - Eagles
  • The Sound of San Francisco - Global Deejays
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Photos

Pour les photos prises lors de ce voyage, c'est par ici.

Amoniac :k

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Re: Pacific Highway 1: De Los Angeles à San Francisco (2014)

Message par amoniac » 10 mai 2018, 10:46

Arrivée à Los Angeles, brève visite de Long Beach et barbecue
Le 31 aout 2014, à Long Beach, CALIFORNIA, USA - photos

4h23, le réveil sonne. Il est temps de se préparer pour l’aéroport. Après un verre de jus d’orange (il est trop tôt pour déjeuner vraiment), Alice (une amie qui m'a hébergé durant mes vacances à Miami) et ses parents me déposent à l’aéroport. Un panneau indique “Delta” devant le terminal adéquat.

Je récupère ma carte d’embarquement, effectue l’enregistrement et passe les contrôles TSA. Pas besoin de sortir ses appareils électroniques de ses bagages pour ça (bon, habitué aux contrôles en France, je les sors quand même pour finalement les ranger de nouveau) ! Au passage, on vérifie mes mains (pour savoir si je n’ai pas des résidus de poudre j’imagine). La faim commençant à se faire sentir, j’achète un mini Toblerone (un peu moins de 5 dollars quand même !) et vais patienter devant la porte H15 de l’aéroport où le vol à destination de Los Angeles est attendu. Ca y est, je vais m’envoler pour LA !!!

L’embarquement se passe. Fatigué, je me laisse toutefois tenté par le film diffusé dans l’avion (Spiderman 2), que j’avais déjà vu au cinéma. L’une des premières scènes est le crash d’un avion. Super ! On a ensuite droit à un spot publicitaire pour les Google Glasses et deux épisodes d’une série que je ne connais pas. Entre temps, je regarde par le hublot, on voit l’Alabama, le Texas et, il me semble, le Nouveau Mexique. C’est magnifique et désertique. J’en profite également pour tester le WiFi dans l’avion. Ca ne marche pas très bien si on ne paie pas un forfait…

Finalement, après 5 heures, nous arrivons à LAX (Los Angeles international airport). C’est le grand moment !! Je sors (très facilement, aucun contrôle), j’ai juste à récupérer ma valise. J’ai quelques difficultés à trouver un itinéraire pour rejoindre Long Beach où m’attend mon hôte, Martin.

Finalement, je me fais mon propre itinéraire et ça marche plutôt bien. Arrivé devant le métro, je fais la rencontre d’un militaire tout juste à la retraite qui vient passer quelques jours à LA, sa ville natale. Il travaille à Hawaii depuis de nombreuses années mais il n’aime pas la ville (policiers corrompus, villes salles, etc. me dit-il). Nous allons tous les deux à Long Beach. C’est assez impressionnant, il parle avec tout le monde. Il engage la discussions avec toutes les personnes autour de lui. Nous discutons un peu puis, arrivé à Long Beach, je visite un port vraiment joli, je vois le Queen Mary et prend plusieurs photos avant de manger un morceau au Cafe Dia. Je prends un Dr Pepper et un Gyro Pitta.

Un peu après, je contacte Martin (qui m'héberge via la plateforme coach surfing) qui vient me chercher avec Perry, un anglais des Wales qui est également hébergé par Martin. Nous faisons connaissance et arrivons chez Martin. Après une bonne douche, je rencontre Jesse, de New York, Mike (le cousin de Martin), Lin de Londres. Viennent ensuite Eliza et deux autres personnes d’Allemagne.

On regarde un match de football américain tous ensemble (West Virginia contre Alabama). Se joignent également à nous Anna et Akos, son copain de Hongrie, également hébergés par Martin. Ce dernier m’offre une paire de chaussette. C’est sa tradition, à chaque fois qu’un coachsurfer vient chez lui, il lui offre des chaussettes car “on n’en a jamais assez”.

On parle beaucoup tous ensemble et Jesse m’apprend qu’il vient de finir ses études en Californie (il vient de New York mais faisait ses études ici) et qu’il est maintenant endetté de 15 000 euros (ce qui n’est pas excessif pour des études aux USA mais surprenant pour un Français). Michelle, la voisine de Martin nous rejoint ainsi que quelques autres personnes.

On mange enfin le barbecue en buvant quelques bières (que l’on avait commencé devant le match). On finit par ranger puis boire un whisky dehors devant la maison, avec un peu de musique. C’est parfait, le temps est idéal, il y a un grand silence dehors (à part la musique que Martin a choisi, il a bon goût d’ailleurs), on est très bien. Après quelques dizaines de minutes, nous finissons par rentrer regarder un film (en partie, je m’endors devant), puis aller nous coucher. Anna, Akos, Jesse, Perry, Lin, Martin et moi dormons dans la maison. C’est un repos bien mérité car je me suis levé à 1h30 du matin (heure de la côte Pacifique).

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Re: Pacific Highway 1: De Los Angeles à San Francisco (2014)

Message par amoniac » 10 mai 2018, 10:59

San Pedro et Cabrillo Beach
Le 31 aout 2014, à Long Beach, CALIFORNIA, USA - photos

Réveillé assez tôt, j’attends un peu pour me lever. Je n’ai pas grand chose à faire aujourd’hui. J’ai simplement prévu d’aller visiter un peu San Pedro, une petite ville non loin de Long Beach où le panorama est plutôt pas mal et où deux scènes de ma série préférée (Chuck) ont été tournées. Je prends donc mon temps avant d’aller prendre une douche (on est 6 à se doucher donc il faut arriver à réserver sa place dans la salle de bain).

Martin propose à tout le monde d’aller prendre le petit-déjeuner dans un café pas très loin de chez lui. Nous acceptons tous avec plaisir. Ce café, il s’agit du Potholders, un endroit réputé où plusieurs stars ont été manger au moins une fois dans leur vie. Effectivement, arrivé devant, l’endroit semble plutôt sympa. On s’installe à une table, c’est beau, c’est propre et les serveuses sont agréables. Nous sommes plusieurs à prendre un café puis je choisi les « blueberry fruity pancakes » (j’ai du mal à me faire comprendre à cause de mon accent français, comme le fait si bien remarquer Martin…). A peine mon café à demi terminé, une serveuse s’empresse de remplir ma tasse. Apparemment c’est café à volonté ! Viennent ensuite les assiettes. Elles sont énormes. Peu d’entre nous arriveront à terminer. Heureusement, nous sommes aux USA et il y a donc les box qui nous permettent d’emporter nos restes.

Il faut que je me rende à Long Beach Downtown pour prendre le bus 142 qui m’emmènera à San Pedro. Ce sont Anna et Akos qui me déposent non loin de là. Ils ont loué une voiture (ils sont arrivés hier de Las Vegas, ont vu le Grand Canyon et repartent demain pour San Francisco, ils vont faire un tour à Los Angeles Downtown aujourd’hui). Je rejoins l’arrêt et attends le bus. Il finit par arriver. J’essaie de passer ma carte achetée hier mais apparemment ça ne fonctionne pas. Il faut donc payer 1,5$, je mets 2$ dans la boîte et la conductrice ne me rend pas les 50 cents. Je lui demande et elle m’explique, désolée, qu’il n’y a pas de « change » (on ne rembourse pas la monnaie). OK…

Finalement arrivé à San Pedro, je m’arrête au dernier arrêt… qui est bien loin de Cabrillo Beach, où je souhaite me rendre. Tant pis, je vais marcher. Armé de mon téléphone et de sa puissante connexion 4G (carte SIM achetée à Miami), je m’engage sur une (mauvaise) route. Je me rends rapidement (pas assez à mon goût car j’ai quand même fait un petit kilomètre) compte que le voie affichée sur l’iPhone est une voie ferrée. Bon, ce n’est pas grave, il suffit de passer derrière la voie ferrée pour être sur le bon chemin. Ben oui mais un panneau indique « Do not cross, it’s dangerous and illegal ».

Décidant de respecter la loi, je contourne le chemin de fer. Ce n’est pas bien long, juste un peu plus de… 2 kilomètres !! Tant pis, après avoir fait une bonne partie sur Ocean Boulevard, croisé des décors de rue très beaux (qui me font forcément penser à San Francisco), j’arrive à destination : Cabrillo Beach.

C’est à cet endroit que la scène finale de la série Chuck a été tournée. Ayant l’image de référence, je commence à chercher où la scène a bien pu être tournée sachant que je viens de voir sur un site que ce n’est pas exactement sur la plage principale de Cabrillo… A peine arrivé sur le sable, j’aperçois cinq arbres au loin qui ne me laissent aucun doute : la fameuse scène a été tournée là-bas !!! Tout excité, j’enlève les chaussures et même le t-shirt pour être plus à l’aise sur la plage. Pendant le trajet, je croise deux mariages (indiens me semble t-il) sur la plage au bord de l’eau avec des personnes qui chantent, qui jouent du violon et les mariés qui se retrouvent rapidement dans l’eau après qu’un homme de foi ait prononcé les mots liant les mariés pour la vie. Je continue ma route.

Je traverse ensuite une portion de route goudronnée, croise les fameux arbres et me retrouvent sur l’autre portion de la plage, lieu de la scène finale de ma série. Mais là, la plage est salle (beaucoup d’algues, des endroits composés de cailloux, des sortes de bouts de verre dans le sable) et plusieurs personnes se trouvent sur la plage, juste au lieu où je désire faire ma photo. Ca ne m’arrête pas. Je me lance, sort l’appareil photo du sac, effectue quelques tentatives mais ça ne rend rien. Finalement, je cale mon sac dans le sable, l’appareil photo au-dessus, j’utilise pour la première fois le mode « retardateur 12 secondes » de mon appareil) et effectue de nouvelles tentatives en prenant soin de bien cadrer pour ne pas que l’on voit les personnes installés ici (sans savoir ce que représente ce lieu « de culte » pour moi). Je fais mes photos, j’en suis tout à fait satisfait, retire mon sac et… ouf, c’était moins deux. Une vague, bien plus importante que les autres vient de surgir et de recouvrir d’eau l’endroit où se trouvait mon sac.

Je peux souffler maintenant que ma photo est faite. J’en profite pour mettre, pour la première fois de ma vie, les pieds dans l’océan Pacifique. Le sable est brulant, il fait chaud à l’extérieur et l’eau est fraiche. La sensation est juste parfaite. Je me sens bien, léger, heureux. Après une grosse demie-heure passée les pieds dans l’eau, heureux comme un enfant, je me décide à repartir… puis à revenir (le sable est trop chaud, je profite de la fraicheur de l’eau encore un peu).

Enfin, j’ai vraiment soif (je n’ai pas pris d’eau avec moi ce matin), je me dirige donc sur la plage principale, profite encore un peu du Pacifique pour y tremper de nouveau les pieds, regarde les mariés s’amuser dans l’eau puis croise « la-femme-en-maillot-de-bain-rouge-comme-dans-Alerte-à-Malibu » et lui demande où je peux trouver quelque chose à boire. Dans un anglais tout à fait compréhensible (très bel accent au passage), elle m’indique un endroit où je peux acheter de l’eau. Parfait, je m’y rend, achète une bouteille et repars.

Me voilà de nouveau sur la route. Je marche un peu (beaucoup !) puis tombe sur deux points de vue en hauteur. Je m’arrête deux fois (ça monte drôlement !) et fais quelques photos. Je finis par redescendre mais je n’ai plus de connexion cellulaire (avec mon téléphone). Je me dirige un peu à l’aveuglette puis croise de magnifiques maisons avec une vue imprenable sur la plage à 180°. Je fais des photos. Je m’arrête sur un nouveau point de vue qui est éblouissant. Un homme me rejoint avec sa camionnette, s’arrête puis vient me voir. J’engage la conversation et il m’explique que j’ai tout loupé. Durant cinq jours (jusqu’à mercredi dernier), il y avait des baleines ici que l’on pouvait admirer. « It was huge » me dit-il. Déçu, je me console en me disant que j’ai quand même fait les photos que je voulais.

Je repars. Toujours pas de connexion. Je fais pas mal de chemin jusqu’à arriver tout en bas, un lieu où l’on a l’océan au sud, à l’est et à l’ouest. Pas trop le choix, il va falloir remonter vers le nord. J’aimerai voir un « diner américain » où une scène de la série Chuck (oui, toujours la même) a été tournée mais l’adresse figure sur internet et je n’y ai pas accès. Je tente en prenant Caroline Street et, après 0,8 mile (1,28 km, j’en ai déjà fait 4,5, soit 7,25km), la 4G (connexion de mon téléphone) revient ! Je m’empresse de regarder le « diner » de la série. Oh il faut faire demi-tour, j’étais à côté tout à l’heure. C’est reparti pour 1,3 km ! Durant tout ce temps, je ne pense qu’à une chose : le grand verre d’eau glacée que l’on me servira dans le diner. J’en suis à une dizaine de kilomètres lorsque je trouve le diner (en fait c’est pas lui, mais je ne le sais pas encore). Je commande un cheeseburger et un verre d’eau glacé. La serveuse me demande d’où je viens (mon accent m’a trahit, encore une fois). Elle m’amène un nouveau verre d’eau en même temps que le burger. J’avale le tout, commence à écrire mon article d’hier, en profite pour charger un peu mon téléphone (il s’est déchargé aussi rapidement qu’il a mit de temps à se charger hier). Je m’aperçois finalement que je ne suis pas au bon endroit. Celui-ci est tout petit, d’ailleurs ils sont obligés de fermer tellement il y a du monde au comptoir et sur les deux tables. Bon tant pis, je trouve le bon endroit (juste derrière, dans la rue perpendiculaire) et m’installe (à la même table que le personnage principal dans la série). Je commande un café et une part de cheesecake.

C’est très bon. Je parle un peu avec la serveuse, lui explique que c’est le lieu de tournage de ma série préférée (elle n’était pas au courant) et lui demande comment je peux rejoindre Long Beach d’ici. Elle ne sait pas, demande à sa collègue qui m’explique et qui m’écrit les informations sur un bout de papier. Elle me demande si je veux qu’elle regarde les horaires pour moi. je la remercie mais je me débrouillerais. Je me rends à l’arrêt indiqué (juste à côté) et vérifie les horaires de mon côté grâce à mon téléphone. Le prochain bus sera dans… 1h15 ! Bon, ben on va y aller à pieds. C’est juste… 2,10 miles (soit 3,38 kilomètres). J’ai un coup de soleil dans le coup qui commence à me faire souffrir. Tant pis, on y va, on a l’habitude de marcher un peu. C’est quand même pas mal épuisant et là-bas, à San Pedro, il y a beaucoup de collines (c’est vraiment comme San Francisco !!).

J’arrive finalement à destination.Le bus que je devais prendre me dépasse deux rues avant la destination. Tant pis. Je fonce au Starbucks le plus proche, une fois à Long Beach, pour recharger mon téléphone, chargé mes photos dans l’ordinateur, finir d’écrire mon article d’hier et commencer celui d’aujourd’hui. La climatisation est assez forte (comme un peu partout ici) et ce n’est pas tellement agréable pour moi, qui n’est pas l’habitude (j’en parlais hier avec Eliza, on a le même avis là-dessus). En sortant, il fait plus chaud mais j’ai des frissons. Coups de soleil + climatisation ne font vraisemblablement pas bon ménage !

Ensuite, je prends le bus pour retourner chez Martin. Il nous propose de commander chinois mais je n’ai pas faim du tout, ayant mangé assez tard.

Nos amis coachsurfers hongrois arrivent à leur tour. Mais rapidement, ils se rendent compte qu’il y a un problème : ils ont laissés les clés dans la voiture (l’original et le double étant accrochés ensemble…) et la voiture est fermée à clé. Nous tentons d’ouvrir la voiture mais ce n’est pas possible. On finit donc par appeler Alamo, la société de location (la même que moi). Ils arrivent après plus d’une heure, font sonner la voiture plusieurs fois avant de pouvoir l’ouvrir. L’incident est résolu ! Ouf.

On finit par aller se coucher au bout d’un moment. La veille, je dormais dans la chambre de Martin, aujourd’hui au salon. La climatisation fait beaucoup de bruit, je peine à m’endormir mais finalement tout se passe bien et une bonne nuit de sommeil m’attend.

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Re: Pacific Highway 1: De Los Angeles à San Francisco (2014)

Message par amoniac » 10 mai 2018, 11:11

Arrivée à Los Angeles et match de baseball
Le 1er septembre 2014, à Los Angeles, CALIFORNIA, USA - photos

Réveillé ce matin avec un petit mal de gorge (merci la clim !), j’ai quand même assez bien dormi. Après une bonne douche, je boucle ma valise, dit au revoir à tout le monde (Anna, Lin, Akos, et un grand merci à Martin) tandis que Perry me conduit à la station de métro. Le métro arrive rapidement, je saute dedans, m’installe et c’est parti pour une nouvelle aventure. Direction Los Angeles !! drool

Après une correspondance, j’arrive à Union Station. Encore un endroit vu dans Chuck et dans bien d’autres films / séries. J’en profite pour faire une jolie photo avant de sortir de la gare pour voir ce qu’il y a autour. Je marche un peu et me retrouve devant le Los Angeles City Hall. Je commence à avoir faim (je n’ai pas déjeuné ce matin et pas mangé hier soir), je me rend donc au Starbucks le plus proche. Il est complet, j’attends donc un peu, commande un café et un panini avant de ne m’installer. Je peux charger mon téléphone, mon ordinateur et commencer à rédiger cet article ainsi que répondre à quelques e-mails assez urgents. J’attends 12h00 pour me rendre à l’hôtel où je pourrais poser ma valise avant de repartir découvrir la ville de mes rêves (jusqu’à aujourd’hui tout du moins) ! Oh tiens, un homme assis sur un petit meuble vient de s’écrouler par terre et renverser son café sur lui… Je me disais bien qu’il ne fallait pas s’assoir là-dessus.

Sur le chemin de l’hôtel, je rencontre de très nombreux mendiants dans la rue. Il semble même y avoir des places entières qui leur soit "réservés". Certains parcs sont totalement occupés par des mendiants. C’est surprenant, triste et ça donne une mauvaise image de la ville. Michelle, rencontrée au barbecue chez Martin me confirme par message que c’est exactement ce qu’il se passe ici. Cherchant mon bus, je m’aperçois que toute la rue où le bus passe normalement est fermée. Une personne de la sécurité m’indique de contourner le chantier. Oui merci, mais je fais comment pour prendre le bus moi ? Je recalcule donc un itinéraire avec l’iPhone. Celui-ci m’indique que je pourrais accéder à l’hôtel depuis la Gold Line du métro que je pourrai prendre à Union Station (là où je suis arrivé plus tôt dans la matinée). J’y retourne donc. La gare est assez grande mais je finis par trouver le bon métro.

L’hôtel se trouve dans le East Los Angeles (LA Est). Dernièrement, j’ai vu dans une série que l’East LA n’étais pas le meilleur endroit de la ville. C’est vrai. Arrivé à Soto (la station la plus proche de mon hôtel), je remarque de nombreuses voitures à moitié démontées.L’hôtel apparait au loin, juste à côté d’un McDonalds (ça tombe bien, je n’irai pas !). Je rentre. Ca n’a pas l’air terrible, en même temps je m’y suis pris au dernier moment (à la base j’avais prévu un dortoir dans une auberge de jeunesse) et un indien m’accueille. Il me demande une pièce d’identité, de remplir un formulaire, de payer, etc. Il me donne ensuite la clé de ma chambre. J’entre dans ladite chambre. Elle est petite, une télévision à écran cathodique (oui oui ça existe encore apparemment !), un ventilateur et un mini frigo sont les seuls appareils qui composent cette chambre. J’entre dans la salle de bain : un toilette et une douche. Je cherche à me laver les mains. Ah mince, pas de lavabo !!! Je cherche bien. En fait il y a effectivement un mini lavabo dans la chambre. Vraiment mini ! Tant pis, ça fera l’affaire. J’ouvre l’ordinateur et tente de me connecter à Internet. Impossible ! En effet, pas de Wi-Fi. Il faut que je demande à l’accueil s’il y a un réseau caché ou autre mais ça m’étonnerait.

En descendant, je demande si le WiFi est disponible. La personne me répond que oui et me donne le mot de passe. Lorsque je réessaierai dans la soirée, ça fonctionnera effectivement, mais lentement… très lentement !

Je me rends au 1329 Carroll Avenue, à Los Angeles. Je m’aperçois qu’une fille me suit. Là, je découvre le bâtiment que je m’attendais à voir et c’est assez marrant car ça me projette bien des années en arrières, lorsque je regardais Charmed le samedi soir. Ce bâtiment est effectivement le manoir des sorcières Halliwell dans la série. Et la fille qui me suivait vient pour la même raison que moi. Elle me demande d’ailleurs de la prendre en photo. Je rencontre également une ukrainienne et une mexicaine avec qui je parle brièvement. Pendant que nous parlons, un vieil homme aux longs cheveux et la grande barbe blanche s’approche. C’est le gardien des lieux… Et il nous propose de faire un tour dans la maison. On accepte, évidemment. Il nous ouvre les portes et je lui demande si les décors intérieurs n’ont pas été tournés ailleurs à San Francisco, c’est ce que j’avais lu… Et bien les scènes d’intérieurs ont bien été tournées dans cette maison de Los Angeles ! Photos à l’appui :).

Finalement, je repars pour ma prochaine destination : le Dodger Stadium. Je suis un peu fatigué et ne souhaite pas rentré trop tard. Je me dirige donc à pieds vers le stade et passe par toutes sortes de rues plutôt jolies qui me font, une fois encore, beaucoup penser à San Francisco. Il y a beaucoup de maison du même style que celle de la série Charmed. Soudain, un peu avant l’entrée du stade, des agents de sécurité (de la police) font la circulation. On dirait bien qu’un match se prépare. Je monte quand même la rue qui mène au stade (à pieds). Je suis un peu surpris quand l’un des agents me dit bonjour. Un autre va même jusqu’à me demander si ma journée se passe bien. Je le remercie et lui retourne la question. J’en profite pour le questionner sur le match. Il y en a effectivement un et me prie d’aller voir du côté des guichets pour savoir s’il y a toujours des places en vente. Ce que je fais de ce pas. J’explique au guichetier que je n’y connais rien et que c’est mon premier match et que je n’ai pas envie d’y mettre plus de 40 dollars (en fait j’ai tellement envie de voir un match, à LA d’autant plus, que je pourrais y mettre 60). Il me vend une place pour 45 dollars. Parfait. C’est les Dodgers (Los Angeles) contre l’équipe de Washington.

De nombreuses personnes portent une casquette « LA » bleue exactement comme celle que je voulais prendre. Je me rends rapidement compte qu’il s’agit d’une casquette des Dodgers (l’équipe de baseball de Los Angeles). J’en achète une après avoir négocié un peu. Je m’achète également une grande bouteille d’eau (6,5 dollars !!) puis un Dodger Dog (hot dog) avec un grand Coke (Coca-Cola). J’entre dans les gradins, tout excité. Ma place est plutôt pas mal, je suis presque au niveau de la pelouse, tout en bas. Je vais pouvoir faire quelques photos. Après une heure et demi, le match commence avec le National Anthem (hymne nationale). Debout, la casquette dans la main gauche, la main droite sur le coeur, nous chantons l’hymne des États-Unis d’Amérique pendant que le drapeau américain flotte sur chaque écran. Mais durant l’attente, ma peau a eu le temps de passer à la couleur rouge vive ! Une famille américaine (les deux petits enfants, les parents, la grand mère et l’arrière grand mère) est installée devant moi et je les vois mettre de la crème solaire en petit conditionnement. Je leur demande donc où ils l’ont eu. La mère m’indique l’endroit et je m’y rend aussitôt, essayant de limiter les dégâts. Ouf, je peux m’en mettre enfin (même si le pire a déjà été fait). Pendant que je prends quelques photos des joueurs, l’un de l’équipe de Washington (Martinez) me fait un signe, je lui retourne.

Plusieurs balles sont jouées, l’une d’entre elle me passe au dessus de la tête mais je la manque. Un peu plus tard, c’est un « Home Run » pour l’équipe de LA. Il y a une très bonne ambiance et les supporters de chaque équipe se respectent. D’ailleurs il y a un spot publicitaire qui indique que l’on doit se respecter. Plus tard, durant le jeu, une balle atterrit de nouveau dans les gradins mais cette fois-ci, dans le verre de soda d’un supporter. C’est amusant. A un autre moment, une balle atterrit sur la chaise devant moi (vide) et la mère de famille l’a presque attrapé lorsqu’un autre vient la lui prendre des mains pratiquement. Celui qui est installé à côté de moi lance « People became crazy for a ball, man! ». Le match dure quatre heures. C’est énorme et après deux heures (en plein soleil), je commence à me lasser. Finalement, le soleil passe derrière les gradins et la chaleur tombe un peu. Heureusement, il y a quelques (petites) pauses tout au long du match avec de nombreux spots publicitaires pour les voitures de la marque Chevrolet et pour de la nourriture (de la malbouffe en fait). Différentes activités rythmes ces pauses qui sont heureusement pas trop longues. On peut voir le visage de personnes dans les gradins sur les écrans tout au long du match, à un moment on a le « Kiss Cam » (les couples filmées doivent s’embrasser), le « Quarter minutes to win it » (un jeu), le « Name That Tune » (il faut deviner la chanson qui est passée), etc. Bref, c’est une très bonne expérience. Je suis ravi.

Je rentre. il me reste 14% de batterie pour mon téléphone, juste assez pour calculer mon itinéraire et rentrer à l’hôtel. Je fais une bonne partie du trajet à pieds (pas le choix pour quitter le stade) et c’est assez étrange car la sortie ressemble un peu à une autoroute, les piétons sur le bord. Heureusement, les gens respectent les limitations de vitesses qui sont assez basse. Je finis par tomber sur la Gold Line du métro à China Town et je peux enfin rentrer et souffler un peu. Au passage, je fais quelques photos de Los Angeles de nuit (les grattes ciels).

Bref, ce fut une très bonne journée. J’ai pu assister à un match de baseball, chose que je ne pensais plus possible en arrivant au bon moment au bon endroit et tout ça sans rien savoir…

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Re: Pacific Highway 1: De Los Angeles à San Francisco (2014)

Message par amoniac » 10 mai 2018, 11:25

Hollywood, de jour et de nuit
Le 2 septembre 2014, à Los Angeles, CALIFORNIA, USA - photos

Réveillé à 6h30, je cherche à me connecter à internet pour voir ce que je vais faire aujourd’hui. C’est impossible… Je prends donc une douche, puis, affamé, regarde (enfin) sur internet quelles sont les 10 meilleurs lieux où prendre un petit déjeuner à LA. Le Nick’s cafe, un café des années 50 semble être une bonne solution. Ca se trouve au niveau de ChinaTown, ce n’est pas très loin et assez proche du centre-ville. Je m’y rends.

De loin, le café ne paie pas de mine, il est situé au milieu de ce que l'on peut appeler une zone industrielle. Devant le café, un panneau indique que le jambon est “fait maison”. Ca semble être vraiment une bonne solution pour un petit déjeuner. Je m’installe sur une chaise fixée au sol, permettant uniquement de tourner sur elle même, devant le bar. J’attrape une carte et vois le menu breakfast : "Ham N Eggs” que je choisi immédiatement lorsque la serveuse vient à ma rencontre, me proposant un café. Dix minutes plus tard, je me retrouve avec mon café et mon assiette composée de jambon maison, frittes (white potatoes), d’oeufs brouillés et de pains pour toaster. Je fais le point sur ma journée à venir puis redemande un café et un grand verre d’eau (pour faire passer le tout) avant d’écrire ces premières lignes.

Je rejoins ensuite le station de métro de ChinaTown pour revenir sur Union Street, prendre la Red Line et arrivé au Park Plaza Hotel. Au passage, je vois une fois de plus de nombreux mendiants. Je fais quelques photos et c’est reparti ! Ma prochaine étape St Brendan Church, une église très jolie, que l’on peut voir dans quelques séries et films. Sur l’iPhone ça n’a pas l’air très loin… sur l’iPhone !!! Donc je décide de m’y rendre à pieds. Je marche sur la W 6th Street, croise la S Wilton Pl et arrive devant l’église après… 2,5 miles (un peu plus de 4 kilomètres).

Prochaine étape Paramount Pictures, le studio de tournage. Ca a l’air un peu moins loin. Je suis motivé. Je continue à pieds. Je fais 1,5 miles (2,4 km) avant d’arriver. Le fait de tout faire à pieds vaut quand même le coup : à un moment, alors que je marche dans la rue, je lève la tête et voit le fameux « Hollywood Sign » que j’ai prévu d’aller voir un peu plus tard (demain peut-être). J’ai aussi vu une caméra en train de filmer une place devant laquelle je passe avec une camionnette et une grosse antenne. Devant Paramount Pictures, j’interroge la personne à l’accueil pour savoir si on peut accéder à l’intérieur et si oui, combien ça coûte. La personne à l’accueil me lance « You need to make a reservation. Did you make a réservation? », « No », « I’m so sorry my friend ». Pas grave, beaucoup de personnes m’ont dit que ça ne valait pas le coup mais je demande quand même le prix, par curiosité. C’est 64 dollars.

Bon, c’est reparti, cette fois-ci on se dirige vers Sunset Boulevard et le fameux Walk on Fame. Je me lance le défi de continuer à pieds, là encore. Ce que je fais. Mais rapidement, je me mets à penser à un grand verre d’eau rempli de glaçons tellement il fait chaud et la déshydratation commence à se faire ressentir. Presque arrivé, je m’arrête dans un Wallgreens où j’achète de la crème solaire et une bouteille de Perrier (chose que je ne fais jamais en France mais je me suis dit que ça me désaltèrerait bien, à défaut de San Pellegrino…). Après avoir pris Melrose Avenue (et passé par Melrose Place), je continue sur N Highland Avenue pour arriver, après 2,2 nouveaux miles (3,5 km) sur Hollywood Boulevard. C’est pas mal. C’est pas si « énormissime » que l’on pourrait le croire mais c’est pas mal. Et là, sur le sol, les étoiles roses avec le nom des célébrités. J’en prends plusieurs en photos.

Je m’arrête finalement dans un Starbucks pour commander un Very Berry Hibiscus et commencer à écrire ces lignes tout en essayant de poster mes photos de la veille. Accessoirement, je repose aussi mes jambes, un peu fatiguées d’avoir fait 10 kilomètres ce matin (chose que je n’avais pas prévu en partant). Installé dans le Starbucks, devant une vitre donnant directement sur le Walk On Fame, c’est pas mal !

Je repars. Pas loin d’ici, il y a la maison de Chuck (toujours ma série préférée), je vais donc essayer d’aller y faire un tour avant d’aller voir l’Hollywood Sign. Je trouve rapidement ladite maison, mais tout est fermé, on peu à peine entrevoir l’intérieur. Tant pis. J’essaie de voir comment joindre l’Hollywood Sign mais je me rends rapidement compte qu’à pieds, ça prendra du temps. Il faut que je prenne une navette. Je regarde l’argent qu’il me reste. Plus grand chose. Bon, j’attendrais pour aller voir l’Hollywood Sign, ce sera l’occasion de refaire une ballade à pied (et peut-être même d’économiser un peu). On verra demain.

Autour de moi il y a le Dolby Theatre, un lieu que j’ai l’habitude de voir sur la webcam de l’Hollywood Boulevard que j’ai l’habitude de regarder. Je vais donc aller le voir. En plus, apparemment, ce Dolby Theatre est lié à l’Hollywood & Highland Centre. On va voir ce qu’il en est. Arrivé devant, je prends quelques photos. Il s’agit d’une sorte de centre commercial. C’est pas mal. Je fais un tour et il y a un point de vue pour prendre une photo de l’Hollywood Sign au loin, très loin. J’en profite.

Finalement, fatigué, pour ne pas dire épuisé, je rentre un moment faire une sieste, écrire un petit peu cet article et prendre une douche avant de repartir pour voir Hollywood de nuit. Sur le chemin du retour, je suis assis à côté d’une femme. Elle me demande l’heure, je sors mon téléphone pour lui indiquer et elle voit ma photo de fond d’écran avec le bébé crocodile pris dans les Everglades. Elle me demande si c’est un vrai et si j’ai pu aussi toucher la mère. Je lui répond que c’est un vrai mais que je n’ai pas pu toucher la mère. Elle m’a demandé si il mordait. Je lui ai dit que non (je suis toujours là). On parle brièvement et elle me dit qu’elle est des Philippines et qu’elle n’est ici que de passage.

Me voilà reparti, vers 19h en direction d’Hollywood. Mais un problème survient : panne de climatisation dans le métro. Et quand la climatisation est en panne dans le métro de LA, ça se sent vraiment (même pour moi qui n’aime pas la clim…). Bref, on finit par arriver. Je fais un tour à la recherche de quelque chose à manger en pensant essentiellement à la bière qui accompagnera mon repas.

Soudain, je tombe sur la chaîne Hooters. On en avait parlé avec Alice et je me dis que ça pourrait être sympa. J’entre, je patiente, je m’installe. Le Hooters a une particularité : les serveuses (il n’y a pas de serveurs) sont habillées en short très court. Ça, je le savais. Ce que je ne savais pas c’est que quand on s’installe, une serveuse vient s’assoir aussi pour prendre notre commande. Le concept est plutôt intéressant et je parle un peu avec ma serveuse. Je commande une bière, un Western BBQ Burger avec des « big dipper fries ». C’est bon. Je termine, je paie et je repars.

Je fais un nouveau tour sur le Walk on Fame (le Hooters se trouve sur Hollywood Boulevard, donc sur le Walk on Fame) puis je rencontre un couple. L’homme me demande si je peux les prendre en photo. Pas de soucis. Je fais plusieurs photos et l’homme me remercie et me demande si je vis à Los Angeles et si je suis dans le monde du cinéma. Je lui réponds que malheureusement non je ne vis pas ici et que je suis chef de projets en informatique. Il m’explique que c’est surement mieux que je sois dans l’info. Je lui demande ce qu’il fait et il me dit qu’il est producteur de cinéma. Il est d’origine italienne (il vient de Rome). Il s’appelle Lucca et sa copine/femme Alessandra (elle aussi est italienne). On parle un peu, me remercie une nouvelle fois et je m’en vais. C’est assez marrant comme les gens sont avenants ici.

En retournant vers la station de métro pour rentrer, je tombe sur une arrestation de la LAPD (Los Angeles Police Department). Un homme est plaqué conte un mur, les main derrière le dos (je ne sais pas s’il a des menottes) sur l’Hollywood Boulevard. Bref, je passe mon chemin.

Arrivé vers l’hôtel, je m’aperçois que je n’ai pas pris de bouteille d’eau. Et il parait qu’on ne peut pas trop utiliser l’eau du robinet s’il n’y a pas de filtre particulier aux USA (je ne sais pas si c’est vrai…). Heureusement, il y a un McDo à côté de mon hôtel et en plus toutes les boissons sont à $1. Malheureusement, c’est fermé ! Je me rends donc en face. Il y a quelques magasins… fermés aussi. Il est 23h30. Ouf, un établissement est ouvert. C’est de la restauration rapide mexicaine mais pourquoi ne pas essayer. J’y vais. Un policier attend pour passer sa commande. La femme au comptoir me demande ce que je veux, je fais signe au policier qui était là avant moi qui me dit de passer. OK. Je demande ma bouteille d’eau. La mexicaine ne comprend pas (j’ai toujours du mal avec le « a bottle of water »). Son collègue, lui, me comprend : elle commence à me servir un verre d’eau… Je l’arrête tout de suite en lui montrant les bouteilles. Pendant ce temps, le policier me demande d’où je viens, je lui réponds. Il me demande alors si je suis en vacances et si je préfère la vie ici ou en France…

Je repars enfin avec ma bouteille d’eau et je termine à écrire mon article arrivée à l’hôtel. En France il est un peu plus de 9h du matin.

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Re: Pacific Coast Highway 1: De Los Angeles à San Francisco

Message par amoniac » 11 mai 2018, 08:11

Hollywood Sign et Santa Monica
Le 4 septembre 2014 (pour le 3/09), à Los Angeles, CALIFORNIA, USA - photos

Comme hier, je suis réveillé avant 7 heures par la lumière du jour ou peut-être par le bruit des voitures / camions qui passent sur la route juste à côté de l’hôtel. En plus, j’avais laissé ma fenêtre ouverte cette nuit. Exceptionnellement, je décide d’aller au McDo pour prendre le petit déjeuner. J’ai le souvenir qu’il n'est pas trop cher et pas mauvais. Lorsque j’arrive, la serveuse me questionne sur ce que je souhaite prendre en marmonnant dans sa barbe dans un langage entre l’anglais et l’espagnol totalement incompréhensible. Au bout d’un moment, je finis par me faire comprendre. Quand je lui demande une bouteille d’eau (pour l’utiliser dans la journée), elle me tend un gobelet… J’insiste et elle me fait « No soda??? ». Il est 7 heures du matin…

Finalement, je m’en vais pour l’Hollywood Sign. C’est assez périlleux pour s’y rendre sans voiture. Je rejoins l’Hollywood Boulevard (où j’étais hier), je prends une navette (qui finit par arriver après pas mal de temps d’attente), puis, arrivé au terminus à Hollywoodland, j’observe la côte qui m’attend. 1,2 miles (2 kilomètres) sont à effectuer, tout en côté. Je me lance. C’est difficile mais les maisons qui sont ici sont époustouflantes, mêlant moderne et ancien. D’ailleurs Hollywoodland, du moins là où le bus m’a déposé, a une architecture très européenne.

Arrivé à la croisée des chemins, c’est-à-dire l’endroit où la route se sépare en deux, un dilemme s’empare de moi. Le chemin de gauche mène à la « scenic view » (point de vue) de l’Hollywood Sign (belle vue, mais on est bien loin du fameux panneau Hollywood). Le second, à droite, est caché par de nombreux panneaux signalant « Do not enter », « road closed », etc.

Oui, mais après quelques recherches effectuées précédemment, je sais que ce chemin mène derrière le panneau Hollywood et qu’il nous permet d’avoir une vue imprenable sur Los Angeles. Je tenais absolument à aller à cet endroit. Que faire ? Je me souviens alors des nombreuses caméras militaires situées au alentours du panneau Hollywood. Est-ce que ça en vaut vraiment la peine ? Peut-être pas. Allons voir la « scenic view » et nous verrons ensuite. D’autant plus qu’il est indiqué « private property », ce n’est pas correct d’enfreindre une propriété privée.

Je me dirige alors de l’autre côté, un peu déçu. L’accès n’est pas facile et n’est pas prévu pour les piétons. Plusieurs voitures passent et c’est assez étroit. Je m’en sors quand même. Arrivé, je vois un groupe de personnes déjà en train de faire des photos avec, en fond, le fameux panneau. Je suis venu assez tôt justement pour éviter qu’il n’y ai trop de monde. Je les rejoins. Là, c’est la grande révélation. Juste devant moi, une vue magnifique sur Los Angeles. Et personne sur ce point de vue-là. Je m’y dirige rapidement pour faire mes photos.

Malheureusement, le brouillard / la pollution m’empêcheront de réaliser de beaux clichés. Je reviens vers le point de vue principal de l’Hollywood Sign, discute un peu avec les gens et me transforme rapidement en photographe. Je prends plusieurs personnes en photo devant le panneau, et un couple me prend aussi en photo.

Je fais la connaissance d’un couple de deux barcelonais (que je prends aussi en photo) dont la femme vient de passer quelques mois à Lyon pour son travail (chez Renault). Je prends encore deux touristes en photo, répond à quelques emails pour le boulot (c’est la classe de faire ça devant le panneau Hollywood) et redescend vers l’arrêt de bus où je patienterai 15 minutes.

Fatigué de bouger tout le temps, je décide de prendre un peu de bon temps en allant à la plage (j’avais prévu le maillot de bain dans le sac avant de partir). Je prends donc les transports en commun en direction de Santa Monica (le soucis c’est qu’en transports en commun c’est entre 1h30 et 2h de route). C’est parti pour la plage !! Arrivé à Santa Monica, le climat du Pacifique se fait bien sentir : il y a beaucoup de vent mais c’est magnifique !! La ville est conforme à l’image que j’en avais. A part les nombreux mendiants que l’on retrouve ici aussi… Et comme à Santa Monica se trouve la fin de la route 66, je fonce ! Je parviens à faire ma photo devant le panneau « Santa Monica 66 End of the Trail ».

Je parcours quelques magasins puis fais quelques photos. L’une de mes photos, je la fais avec le vent rafraîchissant du Pacifique, la musique « Hallelujah » en fond (que chante un homme juste à côté de moi), que du bonheur ! Heureux, je continue mon petit tour avant d’aller chercher un endroit où je peux manger pour pas trop cher. Au passage, je trouve l’écusson du drapeau de la Californie que je cherchais depuis tant de temps !! Ne trouvant rien pour manger pas trop cher (et pourtant j’ai pas mal marché), je retourne finalement sur le port (lieu touristique donc à priori pas donné…) où je trouve le restaurant « The Albright » avec l’image de Popeye en guise de logo. Ca a l’air pas mal. Je commande un Angus Burger accompagné de ses frites et une boisson fontaine (je choisis une root beer pour commencer).

Ensuite, je me dirige vers Muscle Beach, le lieu où la plage est aménagé pour accueillir toutes sortes d’appareils pour se faire les muscles. C’est assez impressionnant et bien plus grand que je ne l’imaginais. Je prends quelques photos, m’essaie aux anneaux… Et lâche l’affaire ! Ils étaient trop hauts, de toutes façons ! :?

Je poursuis mon chemin, les pieds dans le sable (pas trop chaud cette fois-ci), le sac sur le dos et l’appareil dans une main. La plage s’étend à perte de vue, c’est magnifique !!!

Je prends de nombreuses photos puis, un endroit qui me convient plutôt pas mal, me pousse à m’arrêter. Il est temps de se baigner dans l’océan Pacifique !! Je commence à mettre les pieds dans l’eau. « F*ck! C’est froid!!! ». Ca n’a rien à voir avec l’eau à température ambiante de l’Atlantique. Mais bon sang, que c’est agréable. Je croise alors un garde-côte avec sa voiture. Il a l’air sympa. J’engage la discussion et me demande d’où je viens.

Je laisse mon sac sur la plage et fonce dans l’océan. Il fait tellement chaud sur la plage que j’ai l’impression que l’eau est glacée. Mais j’apprécie quand même. Les vagues sont bien plus importantes que celles de l’Atlantique et quelques unes me passent au-dessus de la tête (pour ne pas dire que je me retrouve la tête sous l’eau à quelques reprises). Là, un homme d’une trentaine d’année s’amuse également dans les vagues. Je sors un peu. Je l’entends pousser un petit cri. Il me rejoint quelques minutes après, ses affaires sont à côté des miennes. Il m’explique qu’il a vu un poisson « surfer sur une vague » à côté de lui, ça l’avait surpris, le poisson était assez gros (environ 50 cm). On fait connaissance. Il s’appelle Ildac, c’est un entrepreneur russe qui vit ici (il a quelques sociétés). Il me lance « je ne parle pas français », alors je lui réponds « ah mon accent m’a trahit ». Je lui dit que je suis ici pour les vacances mais que je ne serai pas contre trouver un emploi et rester. Il m’explique qu’en tant que français je ne devrais pas avoir de mal, je n’ai qu’à postuler en tant que sommelier et prétendre connaître le vin (c’est crédible en tant que français, apparemment). On continue à parler dans une atmosphère très détendu et il retourne dans l’océan.

Un peu plus tard, je continue mon chemin sur la plage jusqu’à Venice Beach. L’un des plus beaux endroits de la plage. Je fais de nouvelles photos et je remet les chaussures pour marcher sur le béton et parcourir l’Ocean Front Walk : le bord de la place à Venice Beach qui est constitué de nombreux magasins colorés. Là, j’entends parler français. J’engage la discussion. Ce sont deux parisiennes qui sont ici pour les vacances et qui partiront demain pour San Francisco, par la route 1 (comme moi vendredi !).

Plus tard, le moment tant attendu arrive : le couché de soleil sur l’Océan Pacifique. Je suis tout excité mais un nouveau problème vient troubler mon enthousiasme. La batterie de mon appareil photo vire au rouge et commence à clignoter dangereusement. C’est le drame ! Je suis venu avec pour principal objectif (non, ce n’est pas un jeu de mot) de faire quelques photos du couché de soleil sur l’océan Pacifique. Le deuxième dilemme de la journée survient alors : continuer à faire des photos et risquer d’être à court de batterie au moment fatidique du couché de soleil ou attendre le couché de soleil pour rallumer l’appareil. Je choisis la première option. Ce serait dommage de ne pas profiter de ces instants magiques. Au pire j’ai mon téléphone pour faire des photos mais là encore, la batterie se décompose rapidement… A midi il me restait environ 25%, je l’avais donc mis en mode avion et plus touché. Aller, je tente le tout pour le tout, j’irai au Starbucks après le couché de soleil pour le charger (sans mon téléphone, il sera difficile de calculer un itinéraire pour rentrer, car le GPS est… mon téléphone).

J’arrive quand même à faire de nombreuses photos jusqu’au couché de soleil. Et là, lorsque le soleil tombe derrière les petites collines au loin, ce moment merveilleux… est le moment choisi par mon appareil photo pour s’éteindre complètement. Rapidement, je le range pour sortir le téléphone et enchainé de nombreux clichés avec celui-ci. C’est magnifique !!!!!! :love:

N’ayant plus de batterie ni dans mon appareil photo ni dans mon téléphone, je suis contraint de rapidement trouver un Starbucks pour charger ce dernier. Je me dirige vers le premier que je trouve. Il n’existe plus ! Bon, j’enchaine rapidement vers le second. Il est ouvert, hallelujiah! Je commande un café (tiens, ils sont moins chers ici qu’à LA Downtown) et je charge mon téléphone. N’ayant rien d’autre à faire, j’en profite pour lire le Los Angeles Times.

La nuit tombée, il fait sacrément froid ! Je rentre. Épuisé, je n’aurai pas le courage d’écrire mon article ce soir. Je le ferai demain matin.

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Re: Pacific Coast Highway 1: De Los Angeles à San Francisco

Message par amoniac » 11 mai 2018, 10:49

Downtown Los Angeles
Le 4 septembre 2014, à Los Angeles, CALIFORNIA, USA - photos

Avant dernier jour à Los Angeles. Je suis fatigué de ces derniers jours. Je n’ai pas envie d’aller trop loin aujourd’hui histoire de me reposer un peu. D’autant que je suis réveillé à 6h20 par le bruit des voitures et des camions. Je vais visiter le centre-ville de Los Angeles, avec tous les gratte-ciels.

Je me dirige donc vers le downtown par le bus. Arrivé, je cherche à rejoindre le « Panorama Café », un restaurant où je pourrai prendre un petit-déjeuner copieux pour 7$ avec une vue imprenable sur le downtown. Hélas, je ne le trouve pas. Je persévère, continue à tourner en rond, à chercher. Rien. Je consulte alors le site Internet du restaurant. Après quelques recherches, je comprend qu’il faut entrer dans le bâtiment de la Courthouse (palais de justice) et monter au 9ème étage. Mais il y a plusieurs problèmes : (1) je suis en short, ça craint… (2) je porte un t-shirt LAPD (Los Angeles Police Department) et pour entrer, il faut passer devant la police de LA… (3) pour accéder au 9ème étage, il faut accéder au rez-de-chaussé et pour ça il faut passer les contrôles, j’ai pas la tenue appropriée pour ça. Je me rabats donc sur le Starbucks juste à côté.
Il est 9h50, heure de pointe au Starbucks, la file d’attente est terriblement longue (jusqu’à l’extérieure du local). Je me poste juste derrière… un policier. Mon tour vient, je commande un café, un Blueberry score et un panini roasted tomato mozzarella (histoire que je fasse mon déjeuner en même temps). Je m’installe sur une table à l’extérieur et commence à écrire mon article d’hier ainsi que celui d’aujourd’hui.

Je me remets en route vers 12h. Les rues ne sont pas aussi peuplées qu’on pourrait le croire. Ce n’est pas New-York. Je me retrouve au milieu des gratte-ciel, c’est gigantesque. J’aime cette ville. Je m’y sens bien.

Je me ballade un peu puis trouve une place assez moderne, avec une petite fontaine très esthétique au centre. Je m’assois un moment, regarde les gens passer avec leurs salades, leurs canettes de sodas, leur boxes parce qu’ils n’ont pas terminé leur repas au restaurant, etc. Certains sont assis à des terrasses, d’autres s’assoient sur des bancs, comme moi. Au centre du downtown, cette place est bien isolée du reste de la ville, presque hermétique au bruit des voitures, avec de la verdure et des restaurants modernes. Je reprends la route, et descends la South Grand Avenue jusqu’à la West 9th Street. Proche d’ici, un grand bâtiment tout en verre a accueilli le tournage d’un film que j'apprécie beaucoup (« Her ») il y a plusieurs mois de cela. Je prends des photos puis me dirige de nouveau vers un Starbucks. Ca me permettra de boire un coup et de faire quelques recherches sur mon ordinateur.

Je commande un Valencia Orange. Il s’agit d’une boisson à base d’orange. La serveuse me demande mon nom, je lui réponds (en français). Erreur : Nicolas est devenu Migrad. Ce matin, le serveur m’avait demandé si ça me gênait qu’il abrège mon prénom en « Nick ». Pas de soucis ! Et dorénavant, j'utiliserai ce surnom.

Je bois mon jus d’orange amélioré en rédigeant cet article et en faisant des recherches pour trouver un bon point de vue pour faire une photo de LA. Ce soir est mon dernier soir ici (avant que je ne revienne !) et je compte bien faire de belles photos. J’en trouve deux importants. Le premier est sur le pont de la 1st street. Je pourrais normalement y faire une belle photo de jour. L’autre, paradoxalement, est un restaurant français (le Perch) offrant une magnifique vue sur Los Angeles. J’essayerai d’y aller ce soir pour boire une bière californienne et faire mes photos.

Sur le chemin du retour, Je passe ensuite inévitablement devant le McDonalds… L’odeur des frites me fait vraiment envie. Tant pis, je ferai plus de sport en rentrant ! J’entre, j’attends (c’est 15h30 mais il y a du monde) et je commande. Je prends un Quarter Pounder with Cheese (clin d’œil à Pulp Fiction) avec des frites et une boisson fontaine. On me demande si je veux une « medium size » ou « large ». Je réponds medium. J’obtiens ma commande et je choisi une boisson que je ne connaissais pas : le Fanta Strawberry. Ca me rappelle mon enfance et le sirop de fraise. Je passe à l’hôtel, je mange, je m’assoupi une demi-heure et je suis prêt à repartir après une douche.

Dans le centre-ville, je commence à chercher un endroit pour bien voir les gratte-ciels de Los Angeles. Soudain, j’ai une idée. Quels sont les bâtiments publics accessibles en hauteurs ? Les parkings bien sûr. Je me rends alors sur un premier parking et multiplie mes photos. Je vais ensuite chercher un autre parking car l’exposition de celui-ci vis à vis du soleil ne me plait pas vraiment. J’en trouve un autre mais l’accès est restreint aux personnes ayant une carte d’accès. Par chance, une de ces personnes est ici et j’en profite pour passer avec elle. Je me rends au dernier étage (le 6ème) et peut continuer à faire des photos.

Il est encore trop tôt pour aller directement au Perch. Je souhaite voir le couché du soleil et en profiter également pour avoir des photos de jour et de nuit. Je passe un moment au Starbucks, commande un café et charge mon téléphone. Vers 18h45, je me dirige vers le restaurant panoramique. J’attends un moment puis monte finalement. Il faut d’abord accéder au treizème étage via un ascenseur. Là, un employé m’indique un autre ascenseur pour accéder au 15ème. Je commande une bière « California Ale » et m’installe sur le toit.

J’en profite pour faire de nombreuses photos de jour, de nuit et pendant le couché du soleil. Le restaurant se dit français et des chansons françaises sont passés. Je reconnais Indochine mais pas toutes les autres. En redescendant, l’employé entre les deux ascenseurs me lance « alors, qu’une seule bière ? » puis un « et vous allez faire quoi maintenant ? », réponse : « je ne sais pas, juste marcher dans la rue, je suppose ».

C’est effectivement ce que je fais. La musique dans les oreilles, je me ballade dans le downtown de nuit. C’est magnifique. Je vais également faire un tour sur le toit du Walt Disney Concert Hall. Je ne savais pas que c’était possible. Je reconnais d’ailleurs un des lieux de tournage de « Her ». Finalement, après un moment, je rentre, satisfait de ma soirée. :great

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Re: Pacific Coast Highway 1: De Los Angeles à San Francisco

Message par amoniac » 11 mai 2018, 11:24

Route 1, Malibu et Santa Barbara
Le 5 septembre 2014, à Santa Barbara, CALIFORNIA, USA - photos

Réveillé vers 7h00, j’essaie de prendre quand même un peu de repos ce matin. La journée risque d’être longue. A 10 heures il faut que je parte en direction de l’aéroport où je vais récupérer la voiture que j’ai louée pour 48 heures à partir de 12h. J’irai sans doute en direction de Malibu et j’aimerai prendre des photos du couché de soleil le long de l’océan.

Je prends une douche, prépare mon sac et réserve une chambre dans un motel pour ce soir. C’est pas donné mais j’en trouve un pas trop loin de Santa Barbara. J’aimerai visiter le coin, prendre des photos. J’en profite pour regarder le prix de l’essence et les stations disponibles.

Je vérifie de ne rien avoir oublié, ferme la chambre et rends les clés avant de partir en direction de l’arrêt de bus. J’aurais deux bus à prendre avant d’arriver vers l’agence de location de voiture. Je prends le premier bus. Le trajet n’est pas très long. Je commence à avoir faim. Ca tombe bien, il y a un petit café qui vend des Donuts au niveau de ma correspondance. J’ai 10 minutes. J’entre, je commande un Donut chocolat, un café et une autre pâtisserie à base de chocolat. Je m’installe et avale les deux pâtisseries.

C’est reparti. Je prends le deuxième bus. Là, il y en a pour prêt d’une heure. Je m’installe. A la moitié du trajet, une femme s’installe à côté de moi et me demande si je suis de la police. Curieux, je m’aperçois alors que j’ai mis mon t-shirt LAPD ce matin. Je lui confirme que non, que je ne suis qu’un touriste. J’arrive finalement près de mon arrêt de bus. Je descends. Mince, c’était le prochain d’après Google sur mon téléphone !! En fait non, Google a fait une erreur. L’agence de location Alamo est juste à côté de moi ! Un bruit sourd surgit alors de nul part. Je lève la tête : un avion, vraiment très proche de ma tête, me passe au dessus !

J’arrive dans l’agence de location. Il y a du monde, les gens se précipitent. Je vois des machines. Bon, je n’aime pas bien ça mais ça ira sans doute plus vite. Je lance le programme, ça a l’air de fonctionner. La machine crache alors un bout de papier avec de nombreuses informations. Un employé me prévient qu’il faut que j’aille dans le garage, au niveau de la deuxième allée. OK.

J’arrive à l’endroit indiqué. Pas grand monde… Juste des voitures. Je cherche une Toyota Corolla comme ce que j’avais réservé. Je n’en trouve qu’une qui est déjà prise. Mince. Je demande alors à un autre employé qui passe par ici. Il me dit de prendre n’importe laquelle, les clés sont dedans. OK. J’en choisis une qui me plait bien. C’est une Chrysler grise. Elle a une belle allure et l’intérieur est sympa. Je ne m’attendais pas à ça. Le tableau de bord s’allume lorsque j’ouvre la portière. OK, c’est parti. Je cherche le levier de vitesse (je sais bien que c’est une automatique mais la mienne aussi, en France, et elle a un boitier de vitesse). Celle-ci n’en a pas. En fait il s’agit d’un bouton que l’on tourne pour passer les différentes positions. Il me semble que ce sont les suivantes :

P pour Park
R pour Reverse
N pour Neutral
D pour Drive
L pour Low

Ca a l’air de plutôt bien fonctionner. La voiture roule, elle a du répondant. Je me gare alors sur un parking pour trouver comment rejoindre Malibu. Et c’est parti pour… les bouchons. Ca roule à peu près correctement mais de gros ralentissements. Ce n’est pas grave, il y a la clim, je suis engagé sur la route 1 et j’ai de la bonne musique (de ma playlist).

C’est donc sur des airs de Linkin Park, The Fray, Red Hot Chilli Pepper, Robbie Williams, Bryan Adams, Lilly Wood, Bob Dyan et bien d’autres que je fais route vers le nord. Vers Malibu, il y a de nombreuses maisons sur les collines surplombant les plages. Le GPS m’indique que j’arrive à destination : Point Dume State Beach. C’est un des plus beaux points de vue de la route 1. C’est aussi là que de nombreuses scènes de la série « Alerte à Malibu » ont été tournées. Je me gare le long de la plage, comme toutes les autres voitures, prenant soin d’éviter les « No Parking ». Je descends, enlève les chaussures et passe un peu plus d’une heure sur la plage à marcher et à faire des photos. Là, je croise un homme qui me demande, une fois de plus, si je suis de la LAPD…

Finalement, je repars en direction, cette fois-ci, de Point Mugu State Park, toujours sur Malibu mais une vingtaine de kilomètres plus au nord. Sur la route, je croise un Starbucks et, ayant grand faim, je m’arrête. En plus, le Starbucks est design. Je prends un panini, m’installe, en profite pour compléter cet article et commencer à transférer mes photos. J’en ai fait 103 ce matin ! Heureusement que les pellicules ne sont plus d’actualité :). Ayant encore faim, je commande une tartelette aux noix de pécan. C’est délicieux !

Le temps passe. Si je veux avoir le temps de visiter Santa Barbara avant le couché de soleil, il va falloir que j’y aille.

Sur la route tout se passe bien. Je m’arrête faire quelques photos à un moment. C’est dommage, je suis du côté des collines, pas de celui de l’océan. Ce n’est donc pas facile de s’arrêter. J’arrive ensuite à destination. Je demande au gardien si je peux juste faire quelques clichés et rester une dizaine de minutes mais il me dit que c’est 12 dollars. Je lui explique alors que je vais faire demi-tour. Je trouverai un peu plus loin un endroit pour faire des photos similaires sans payer les 12 dollars. Je reprends la route.

Arrivé à Santa Barbara, une heure plus tard environ, je trouve la ville très jolie et fortement inspirée de l’architecture espagnole. J’ai deux endroits à aller voir :
El Presidio de Santa Barbara
La mission Santa Barbara

Je vais voir le premier bâtiment. C’est vraiment très joli et tout a été conservé comme à l’époque, jusqu’aux tonneaux (de vins ?) devant l’entrée. Je fais plusieurs photos puis je retourne vers la voiture, démarre, et… ah tiens, le tableau de bord ne s’est pas allumé. A peine ai-je fait quelques mètres que je m’arrête de nouveau.

C’est assez dangereux de rouler comme ça, les aiguilles des cadrans indiquant le nombre de tours minutes du moteur et les miles / heures sont figées et restes à 0. J’essaie de redémarrer la voiture (ces engins, c’est comme les PC : il faut redémarrer pour que ça fonctionne de nouveau). Ah non, toujours le même problème. Mince, que faire ? On s’arrête, on coupe tout, on débranche le téléphone (que j’avais branché en USB à la voiture) et on attend 5 minutes. On redémarre. Toujours rien. Nouvel essai, on reprend de zéro et on recommence. Ca y est, cette fois tout revient ! Sauvé.

Je m’oriente ensuite vers la mission Santa Barbara et fais mon premier virage à droite à un feu rouge (légal aux États-Unis). Le bâtiment est immense. Une énorme croix en bois est présente devant le bâtiment, une fontaine sur la gauche et le bâtiment est grand… plutôt très grand même !! J’admire les lieux, fait de nouvelles photos puis la nuit tombe. Bon, le couché de soleil sur la route 1, ce sera pas pour ce soir.

Je commence à fatiguer. Je prends donc la direction de l’hôtel. J’en ai pour une petite heure de route.

Tout se passe bien. Il n’y a plus de bouchons, nous sommes sur la Free Highway 101. La nuit est tombée. Je roule avec un paysage magnifique sous mes yeux : devant moi, les cocotiers et palmiers avec, pour fond, un ciel allant du jaune orangé vers le bleu vert pour se terminé dans le bleu très sombre de la nuit. Ma playlist m’accompagne toujours et j’arrive à l’hôtel vers 20h30 (5h30 du matin en France). La personne à l’accueil me donne ma carte et m’indique où se trouve ma chambre. J’entre dans celle-ci, elle est grande. Le lit « king size » (il ne restait plus que cette chambre) est bien plus grand que dans mon hôtel précédent !!! Et la chambre elle-même est bien plus grande également ! Je vais pouvoir me reposer.

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