
Venice Beach, c’est le berceau du mouvement hippie, du surf californien, du roller skate, terre de Jim Morrison et des Doors. Au bord de l’Océan Pacifique, Venice symbolise toute l’extravagance de l’Amérique, toute sa diversité culturelle. Entre plage et canaux, un lieu haut en couleur où il faut être vu mais où on évitera de s’attarder la nuit tombée.
Comment se rendre à Venice Beach depuis Los Angeles ?
Venice Beach est localisée sur la côte Pacifique, à l’ouest de Los Angeles, entre Santa Monica et Marina Del Rey.
Venice dispose de très nombreux parkings et s’y garer est très facile. Comptez entre 4 et 15 $ à la journée (attention toutefois, le week end, ils sont vite pleins).

Les visiteurs sans véhicule pourront utiliser la ligne de bus express 733 qui relie Santa Monica et Venice depuis Downtown L.A. Plus d’informations sur le site LA Metro.
Combien de temps passer à Venice Beach ?
Quelques heures pour profiter de la promenade et visiter les canaux. Plus si vous allez à la plage !
Que voir et faire à Venice Beach ?
Venice Boardwalk
Petits marchands, peintres, sculpteurs, masseurs, voyants, mimes, joggeurs, danseurs et body buildeurs offrent aux touristes un spectacle permanent dans une joyeuse ambiance débridée.

C’est l’un des spots les plus extravagants et les plus populaires du Grand Los Angeles. Outre les boutiques de souvenirs, vous y trouverez des salons de tatouages et de massages, des loueurs de vélos et de rollers, des restaurants, des snacks et autres bars…

Muscle Beach : comment Venice est devenue la capitale mondiale du culturisme
L’histoire commence à Santa Monica dans les années 1930, quand la ville installe des équipements de gymnastique en plein air sur la plage pour occuper les chômeurs de la Grande Dépression. Le lieu attire rapidement des acrobates, des gymnastes et les premiers amateurs de musculation — on les appelle les « muscle men ». Après la Seconde Guerre mondiale, la scène déménage progressivement vers Venice, où le climat plus libéral et l’espace disponible attirent une nouvelle génération d’athlètes. Dans les années 1960 et 1970, Muscle Beach Venice devient un pèlerinage pour les culturistes du monde entier. Arnold Schwarzenegger, débarqué d’Autriche en 1968, y passe des années à s’entraîner sous le regard du public — les photos de cette époque font le tour du monde et contribuent à forger l’image de Venice. Lou Ferrigno (futur Hulk dans la série TV), Franco Columbu et des dizaines d’autres champions s’y succèdent. Aujourd’hui, les équipements sont toujours là, l’entrée reste gratuite pour les spectateurs, et des athlètes professionnels continuent de s’y retrouver chaque matin. Ce qui était un programme de chômage des années 1930 est devenu l’un des gymnases en plein air les plus célèbres du monde.

Au Venice Beach Recreation Center, vous trouverez en outre des terrains de basket, de hand, de tennis ainsi qu’un skate park.

Venice City Beach
Une plage mythique (même si l’eau du Pacifique est plutôt frisquette) flanquée des incontournables postes des Coast Guard. C’est ici qu’ont été tournées certaines scènes sablées de la célèbre série Baywatch (Alerte à Malibu).

Venice Canal Historic District
Entre Venice Blvd et Washington Blvd, tout autour de Dell Avenue, ce quartier particulièrement paisible est un havre de paix et de détente. Promenez vous le long des canaux, vestiges du passé aux bords desquels les bobos ont fait bâtir de très belles villas.

Construits en 1905, une majorité d’entre eux ont été comblés en 1929, avec l’avènement de l’automobile et du système routier. Tombés en complète désuétude, ils sont restés à l’abandon pendant plus de 40 ans. Il a fallu attendre 1982 pour qu’ils soient inscrits au registre des monuments historiques. Divers projets de rénovation ont ensuite été lancés, sans grand succès… jusqu’en 1992. Après une année de travaux, ils ont rouvert en 1993.
Aujourd’hui, il ne reste que 6 canaux, ainsi que quelques ponts et maisons d’époque.
Abbot Kinney Boulevard
Entre Main Street et Washington Blvd, cette avenue regorge de cafés, restaurants, galeries d’art et boutiques en tous genres. Un très bon endroit pour le shopping !

Venice Pier
Essentiellement un ponton de pêche, mais vous trouverez sur Washington Blvd de nombreux restaurants et bars, ainsi que des boutiques de souvenirs et d’accessoires de plage.

Murals
Ces immenses peintures murales habillent certains bâtiments. L’une d’elles rend hommage à Jim Morrison. La Chambre de Commerce de Venice propose en outre un auto-guide pour partir à la découverte des plus beaux murals.

Venice Farmers Market
Tous les vendredi de 7h00 à 11h00 sur Venice Blvd et Venice Way, à 10 minutes à pied du boardwalk. Plan d’accès sur le site Venice Farmers Market.
Venice Beach en visite guidée
L’équipe de Destinations Off Road propose 4 visites guidées en français de Venice Beach :
- À pied, une visite de 3h pour découvrir Venice des canaux à la plage…
- En vélo, pour une balade au bord de l’eau, de Venice Beach à Santa Monica…
- Une visite suivie d’une séance photo avec une photographe professionnelle sur la plage…
- Une visite de Venice avec un appareil photo polaroïd pour capturer plein de souvenirs…

FAQ – Visiter Venice Beach
L’incontournable est le Venice Boardwalk, la promenade longeant la plage où se succèdent artistes de rue, body builders, skateurs et marchands. À ne pas manquer : Muscle Beach (salle de musculation à ciel ouvert), le Venice Skate Park, les murals (dont celui dédié à Jim Morrison) et le Venice Canal Historic District, quartier paisible de canaux et de villas à quelques minutes du Boardwalk.
Venice Beach est une destination très fréquentée et globalement sûre en journée, dans les zones touristiques du Boardwalk, de la plage et d’Abbot Kinney Boulevard. En revanche, l’atmosphère change significativement après la tombée de la nuit, notamment aux abords du Boardwalk et du Pier, où la présence de personnes en situation de précarité est particulièrement visible. Nous recommandons de profiter de Venice entre 10h et 19h, et de privilégier les restaurants et bars d’Abbot Kinney Boulevard en soirée, nettement plus tranquilles.
Jim Morrison a vécu à Venice Beach au début des années 1960, avant la formation des Doors. C’est là, sur la plage, qu’il rencontre Ray Manzarek en 1965 — une rencontre qui donne naissance au groupe. Venice incarnait à l’époque la contre-culture américaine : poètes de la Beat Generation, artistes, hippies. Morrison y était à sa place. Un mural sur le Boardwalk lui rend aujourd’hui hommage, et le film The Doors d’Oliver Stone (1991) restitue cette époque avec Val Kilmer dans le rôle de Morrison.
Muscle Beach est une salle de musculation à ciel ouvert sur le Boardwalk de Venice, considérée comme le berceau du culturisme américain. Née dans les années 1930 sur la plage de Santa Monica puis déplacée à Venice dans les années 1950, elle a vu s’entraîner Arnold Schwarzenegger, Lou Ferrigno et d’autres légendes du bodybuilding. Aujourd’hui encore, des athlètes professionnels et amateurs s’y retrouvent quotidiennement — le spectacle est gratuit pour les visiteurs.
Construits en 1905 par Abbott Kinney pour reproduire l’ambiance de Venise, Italie, les canaux ont été comblés en 1929 avec l’avènement de l’automobile. Restaurés en 1993 et classés monuments historiques, il en reste aujourd’hui 6, bordés de villas contemporaines et de jardins. Le Venice Canal Historic District, entre Venice Blvd et Washington Blvd, offre une promenade très différente de l’agitation du Boardwalk — calme, résidentielle et photogénique.
Le bus express 733 relie Downtown Los Angeles à Venice Beach via Santa Monica. La ligne de métro Expo (ligne E) s’arrête à Santa Monica (4th/Colorado), d’où Venice Beach est accessible à vélo (3 km) ou en bus. Des loueurs de vélos et de trottinettes électriques sont disponibles sur place et le long du Boardwalk.
Oui — c’est l’un des plaisirs emblématiques de Venice. La piste cyclable longe tout le front de mer depuis Malibu jusqu’à Redondo Beach sur plus de 35 km (la « Marvin Braude Bike Trail », souvent appelée « The Strand »). Des loueurs de vélos, trottinettes et rollers sont présents sur le Boardwalk et aux abords du Pier. C’est le meilleur moyen de relier Venice Beach à Santa Monica (20 minutes à vélo).
Quelle est la meilleure période pour visiter Venice Beach ?
Venice Beach est agréable toute l’année grâce à son climat méditerranéen côtier. Le printemps (avril-mai) offre les meilleures conditions : températures douces (21-23°C), foule modérée, pluies rares. L’été (juillet-août) est la haute saison — Boardwalk très animé, plage bondée le week-end. Le phénomène de « June Gloom » rend les matinées de juin souvent nuageuses, même si le soleil revient généralement l’après-midi. L’hiver reste doux (19-20°C) avec peu de monde.
Températures et précipitations à Venice Beach
| Mois | °C max | °C min | Pluie (mm) |
|---|---|---|---|
| Janvier | 19 | 8 | 78 |
| Février | 20 | 9 | 69 |
| Mars | 20 | 9 | 54 |
| Avril | 21 | 11 | 30 |
| Mai | 23 | 13 | 15 |
| Juin | 25 | 15 | 1 |
| Juillet | 28 | 17 | 1 |
| Août | 28 | 17 | 3 |
| Septembre | 27 | 17 | 7 |
| Octobre | 25 | 14 | 7 |
| Novembre | 22 | 10 | 48 |
| Décembre | 19 | 8 | 49 |
Histoire de Venice Beach : d’Abbott Kinney aux Doors
Abbott Kinney : le magnat du tabac qui a rêvé de Venise en Californie
Tout commence par un voyage en Italie. Abbott Kinney (1850-1920), héritier d’une fortune familiale dans l’industrie du tabac (les cigarettes Sweet Caporal), revient de Venise avec une idée fixe : reproduire la cité des Doges sur la côte Pacifique. Il rachète une zone marécageuse au bord de l’océan, la fait assécher, creuse 23 kilomètres de canaux, fait venir des gondolieri italiens et inaugure sa « Venice of America » en grande pompe le 4 juillet 1905 — avec acrobaties aériennes, feux d’artifice et une réplique du Campanile de la Piazza San Marco. Le pari est à la fois grandiose et absurde : Kinney veut créer une destination culturelle et éducative pour les Angelenos, une sorte de resort intellectuel avec conférences, théâtres et musées. Le public, lui, préfère les manèges et les montagnes russes. Pragmatique, Kinney s’adapte et transforme sa vision en parc d’attractions. Venice devient l’une des destinations touristiques les plus populaires de Californie. Kinney mourra en octobre 1920 — deux mois plus tard, un incendie dévaste une large partie du Pier. La ville qu’il avait bâtie sera annexée à Los Angeles six ans après sa mort.


Dans les années 1930, la découverte de pétrole et l’avènement de l’automobile sonnent toutefois la fin des promenades touristiques. Los Angeles abandonne littéralement Venice qui se transforme rapidement en taudis. On loge des immigrés sans le sou dans les anciens bungalows et il faudra attendre 1954 pour voir arriver le tramway dans le quartier.
Venice Beach et la Beat Generation : le Greenwich Village du Pacifique
Avant Jim Morrison, avant les hippies, avant le Boardwalk tel qu’on le connaît aujourd’hui, Venice a été le quartier le plus littéraire et le plus subversif de la côte Ouest. Dans les années 1950, alors que la ville est encore à l’abandon — taudis, immeubles décatis, canaux comblés — une première vague d’artistes et de poètes s’y installe précisément parce que les loyers sont bas et que personne ne les surveille. Ce mouvement s’t appelle la Beat Generation, et Venice en est, avec Greenwich Village à New York et North Beach à San Francisco, l’un des trois foyers américains. Le poète Lawrence Lipton y installe ses quartiers et publie en 1959 The Holy Barbarians, une radiographie de la scène beat de Venice qui fera scandale — et fera connaître le quartier dans tout le pays. Autour de lui gravitent des poètes comme Stuart Perkoff et des musiciens de jazz qui jouent jusqu’à l’aube dans les coffee houses de Westminster Avenue. Le plus célèbre de ces lieux est le Gas House, ouvert en 1959 par Eric Nord — lectures de poésie, musique improvisée, peintures sur les murs, discussions jusqu’au petit matin. Les autorités de Los Angeles, qui voient d’un très mauvais œil cette concentration de marginaux et d’intellectuels, finissent par forcer sa fermeture en 1960. Mais il est trop tard : Venice a acquis une réputation nationale de zone de liberté qui attirera, dans la décennie suivante, toute une nouvelle génération.
Jim Morrison et Venice Beach : là où les Doors sont nés
En 1964, un étudiant en cinéma de l’UCLA débarque à Venice Beach avec quelques dollars en poche et s’installe sur le toit d’un immeuble de la 5th Avenue, face à l’océan. Il s’appelle James Douglas Morrison, il a 21 ans, il lit Nietzsche et Rimbaud, il écrit des poèmes dans des carnets. Venice est alors le quartier le plus bohème de Los Angeles — héritière de la Beat Generation, peuplée de poètes, de peintres et de marginaux que la ville ne veut pas ailleurs. Morrison y trouve sa tribu. C’est sur cette plage, à l’été 1965, qu’il croise par hasard Ray Manzarek, un pianiste qu’il a brièvement côtoyé à l’UCLA. Morrison lui récite quelques vers — « Let’s swim to the moon, let’s climb through the tide ». Manzarek comprend immédiatement qu’il tient quelque chose d’exceptionnel. Les deux hommes décident de former un groupe sur-le-champ. Ils recruteront Robby Krieger et John Densmore quelques semaines plus tard : The Doors sont nés, sur la plage de Venice. Morrison vivra dans le quartier jusqu’à la consécration du groupe, dormant chez des amis, parfois dans sa voiture, traînant dans les bars de Washington Boulevard. Venice a fabriqué Morrison autant que Morrison a fabriqué Venice — ce lien entre un lieu et un artiste est aujourd’hui gravé dans le mural du Boardwalk qui lui rend hommage, et reconstitué avec précision par Oliver Stone dans The Doors (1991), avec Val Kilmer dans le rôle principal.
Venice Beach au cinéma
Dans les films marquants tournés à Venice, citons Chute Libre (1993) avec Michael Douglas dans le rôle de William Foster, un ingénieur victime de la récession. Le film, dur et violent, suit Foster sur une journée à travers tout Los Angeles. Un parcours difficile qui permettra au réalisateur Joel Schumacher de traiter de la violence, du chômage et de la pauvreté, de la société de consommation et de ses rêves déchus. Vous pourrez difficilement oublier la scène finale, sur Venice Beach, à des lieux de l’extravagance de la célèbre plage.
Autre film, autre ambiance… la comédie musicale Grease (1978), avec les incontournables John Travolta et Olivia Newton-John, a été tourné à la Venice High School. Un film hommage aux années 50, aux chorégraphies dynamiques, mais on est toutefois assez loin de l’image nettement moins lisse de Venice. Les couleurs et la bonne humeur communicative finissent tout de même par l’emporter !
On ne pourrait pas parler de Venice sans citer Les Doors de Oliver Stone (1991) et avec Val Kilmer dans le rôle de Jim Morrison. Le film retrace les débuts du groupe, jusqu’à leur consécration. L’occasion de montrer le Venice underground des années 60 et l’influence de la contre-culture sur la société américaine.
Comment intégrer Venice Beach dans votre itinéraire ?
Santa Monica — À 15 min à pied ou à vélo vers le nord le long du front de mer. Le Pier, la fin de la Route 66 et Third Street Promenade — le complément naturel de Venice Beach dans la même journée.
Malibu — À 45 min au nord par la Pacific Coast Highway. Les plages plus sauvages et la Getty Villa — à combiner en demi-journée supplémentaire.
Beverly Hills — À 20 min à l’est. Le contraste parfait avec Venice : Rodeo Drive, palaces et villas hollywoodiennes après la liberté du Boardwalk. À combiner dans la même journée.
Los Angeles — Venice Beach est un quartier de Los Angeles, mais la ville mérite son propre programme. Prévoyez au minimum 3 à 4 jours pour couvrir l’essentiel.
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- Photos : Isa, Kipilli, Mary, Thomas, Vané

1 Commentaire. En écrire un nouveau
Pour des raisons trop longues à expliquer, nous nous sommes retrouvés , en couple, vers 17h30 sur le boulevard longeant Venice Beach autour du 20 mai.
Affreux, des mendiants , des sdf et leurs chariots, des individus visiblement soit ivres soit drogués…
Pas question de se rendre sur la jetée ni de songer rester dîner.
Merci Lyft, on a quitté le quartier vite fait.