
Chicago est la troisième plus grande ville des États-Unis. Située au bord du Lac Michigan, la Windy City est moins tentaculaire que Los Angeles et plus aérée que New York, et se laisse facilement découvrir à pied. Chicago est également le point de départ de la mythique Route 66 qui traverse le pays jusqu’en Californie. Reflet du monde moderne, la ville est encore aujourd’hui un immense et fabuleux terrain de jeux pour les plus brillants architectes venus du monde entier.
Capitale mondiale du Jazz, du Blues et de la musique de l’âme, elle a donné naissance et accueilli les plus grands noms de la scène musicale internationale. A l’instar de Hollywood et de New York, Chicago est aussi un centre de production majeur dans l’industrie cinématographique. De plus, avec pas moins de 70 musées, la ville offre une rétrospective impressionnante sur l’Histoire, les Arts et les Sciences. Vous l’aurez compris, impossible de s’ennuyer à Chicago !
🌬️ Préparez votre séjour à Chicago Retrouvez notre sélection complète d’activités et visites à Chicago – croisière sur la Chicago River, Chicago 360, Millennium Park et bien plus encore.
Comment se rendre à Chicago et se déplacer dans la ville ?
Chicago se situe sur la rive sud-ouest du lac Michigan dans l’Illinois. La ville est proche de la frontière avec l’état d’Indiana à l’ouest, et l’état du Wisconsin au nord.
Comment rejoindre le centre-ville de Chicago depuis l’aéroport ?
L’aéroport international O’Hare (ORD) est situé à 30 minutes en voiture du centre de Chicago.
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Si vous avez réservé une voiture de location, le Airport Transit System (gratuit, entièrement automatique et fonctionnant 24h/24, 7 jours/7) vous conduira au Multi-Modal Facility où sont regroupés la plupart des grands loueurs auto. Il est situé au 10255 W. Zemke Blvd., Chicago, IL 60666.
Si vous n’êtes pas véhiculé, il existe plusieurs alternatives pour rejoindre le centre-ville de Chicago :
- Le train : la Blue Line du Chicago Transport Authority, le réseau de transport public de la ville. C’est le moyen le plus facile et le plus abordable pour accéder au centre de Chicago. Cette ligne fonctionne 24 h/24.
- Le taxi : selon les conditions de trafic et l’horaire, comptez en moyenne 50$ (+tip) pour une course entre l’aéroport et le centre-ville de Chicago. Si vous acceptez de partagez un taxi avec une autre personne, il ne vous en coutera que 24$ vers Downtown (prix fixe).
- La navette partagée (shuttle) : il s’agit d’un minibus accueillant 8 à 10 passagers et qui va déposer chaque client devant son hôtel, ce qui augmente la durée de transport. Pensez à réserver, c’est obligatoire.
Comment se déplacer sans voiture à Chicago ?
Nous vous conseillons l’iconique métro, que les locaux appellent le « L » (abréviation de « El » pour Elevated). Aérien et souterrain, il est entré en service à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1893 (World Columbian Exposition). Il apporte donc une touche historique indéniable aux quartiers modernes de Chicago. Il est quelque peu anachronique mais fait partie du décor et de la culture locale.

Le ticket coûte 2.50$ et avec 2 transferts gratuits dans la limite des 2 heures. Des pass sont aussi disponibles pour des durées de 1, 3, 7 et 30 jours. Retrouvez ici tous les tarifs.
Autre moyen de transport : le water taxi vous permettra de faire une petite croisière bien sympa à prix modique. Comptez 10$ pour un trajet simple, 25$ pour un pass avec 10 trajets). Si vous le prenez du Pier pour un arrêt au centre, vous aurez un très beau point de vue sur le Loop et ses gratte-ciel. Plus d’infos ici.

Combien de temps faut-il pour visiter Chicago ?
- Comme toutes les grandes villes américaines, Chicago ne se révélera qu’à ceux qui prendront le temps de la découvrir. Lors d’un premier séjour à Chicago, 4 jours complets vous seront nécessaires pour avoir un bon aperçu de la ville.
- Consacrer une journée pour le Loop, Willis Tower et son Skydeck, la rive sud du lac et le Millennium Park.
- Une journée (à pied ou en bus) pour Michigan Avenue, Old Town, rive au nord de la Hancock Tower, le pier.
- Une demi journée pour se laisser glisser sur la rivière via une croisière, marcher le long des berges.
- Une journée pour Chinatown (en métro) le matin et la visite d’un des nombreux musées de la ville l’après midi.
- Ne pas hésiter à se promener le soir au Millennium Park ou dans le quartier des théâtres, ces quartiers sont très sécurisés.
Que voir et faire à Chicago ?
Il est difficile, si ce n’est impossible, de faire une liste exhaustive de tous les quartiers, sites, musées, buildings, jardins, théâtres… à visiter à Chicago ! Difficile également de résumer histoire, architecture, industries, blues en seulement quelques lignes. Ces suggestions de visites vous donneront cependant un bon aperçu ce cette ville rayonnante et moderne.

Millennium Park
S’il n’y a qu’un seul endroit à visiter à Chicago, c’est sans nul doute le Millennium Park. Situé dans l’angle nord-ouest de Grant Park, entre les gratte-ciel du Loop et Colombus Drive, le Millennium Park est ouvert… tout le temps ! (entrée gratuite). C’est dans ce parc que vous trouverez notamment l’emblème de Chicago : le célèbre Cloud.

Il s’agit d’une sculpture en acier poli, un kaléidoscope géant reflétant sous une multitude de facettes, les buildings, les passants… The Cloud, affectueusement surnommé « The Bean » (le haricot) par les habitants de Chicago, est très addictif, on peut rester des heures devant cette œuvre d’art. Si vous voulez le photographier loin de la foule, il conviendra d’y aller de bonne heure le matin.
C’est également ici que vous trouverez la Crown Fountain, deux tours de verre projetant des images vidéo animées par des diodes, montrant des visages crachant de l’eau… en quelque sorte des gargouilles modernes !


Toujours au Millennium Park, ne manquez pas le Jay Pritzker Pavilion, une immense scène musicale en acier inoxydable, très futuriste. Le site peut accueillir jusqu’à 11 000 spectateurs. Tout près, le BP Pedestrian Bridge, une passerelle très moderne elle aussi qui enjambe la Columbus River et relie la Daley Bicentennial Plaza au Pavillon Jay Pritzker.

De là, vous pouvez continuer la visite de Grant Park et découvrir Buckingham Fountain. Le soir, elle devient le théâtre d’un spectacle son et lumière toutes les heures pendant 20 minutes.

Dans la journée, un jet de 150 feet a lieu toutes les heures.

Buckingham Fountain est aussi le décor du générique de Mariés, deux enfants, une série des années 80.
Promenez-vous ensuite au bord du lac, visitez le Soldier Field (stade de foot), le Field Museum ou encore le Adler Planetarium.

La visite des deux parcs peut se faire en une demi-journée (hors musées). Vous pourrez rejoindre Wacker Drive, devant le Museum Campus en empruntant la ligne de bus 146.
The Loop

Le Loop, centre-ville de Chicago, est le centre nerveux de la bourse, là où se trouvent tous les buildings. Vous y découvrirez, au milieu des gratte-ciel, de nombreuses sculptures d’artistes tel que Picasso, Chagall… Surtout, n’hésitez pas à entrer dans les halls de ces buildings !
Vous pourrez profiter de la diversité des lieux (galeries d’art, restaurants, boutiques, concerts, théâtres…) en visitant deux bâtiments : le Chicago Cultural Center (un lieu historique, abrité par deux immenses dômes en vitraux, et lieu de tournage du film Les Incorruptibles mais également office de tourisme) et le James R. Thompson Center pour son contraste avec le reste du Loop.

A l’ouest du Loop vous trouverez la gare, Union Station, son hall gigantesque (l’un des plus vastes espaces intérieurs de tous les USA) et son escalier rendu célèbre par Brian de Palma, où il ne faut surtout pas pousser son landau et où fut arrêté le comptable de Al Capone !

Tout près du Board of Trade, la plus ancienne bourse de commerce du monde, longez Jackson Bld en direction de Milleniun Park, vous verrez alors deux statues (avant un Mc Do), prenez cette allée ; continuez et après le passage sous le « L », vous trouverez une place très originale.
Pour faire le tour du Loop avec le « L », prenez la Brown Line.
Old Town, Gold Coast, Lincoln Park

Old Town est l’un des tous premiers quartiers de Chicago à avoir été rénové. Très facile d’accès, il offre le calme d’un village pittoresque. Avec ses nombreuses boutiques d’art, ses excellents restaurants (aux noms français !), sa vue sur les gratte-ciel, ses maisons victoriennes et ses rues pavées, vous vous sentirez… ailleurs !
Au nord de Old Town, vous trouverez le Lincoln Park, son quartier historique très populaire (de nombreux musées là encore !) et son zoo. Le parc, dédié à toutes les activités sportives, réunit également plusieurs jardins botaniques et offre de belles promenades sur les rives du lac.
Riverwalk
La Riverwalk est une promenade sympathique aux pieds des buildings. C’est aussi le départ des water taxis (bateaux navettes), moyen de transport pratique et agréable qui permet de faire le tour du Loop tout en changeant de point de vue !

L’entrée, au pont de Michigan Avenue, est très belle. Si vous continuez vers N State Street (côté nord donc), vous trouverez une sortie assez originale, dans une rue sombre ; c’est la E North Water St , route souterraine qui relie N NEWS St à W Kinzie St.
Au 77 West Wacker Drive, ne loupez pas le United Airlines Building au hall impressionnant.
Nous vous conseillons également la visite du Trump Building ; si le temps le permet, montez jusqu’à la Terrasse Trump Tower (demandez à l’accueil) pour avoir une magnifique vue sur le boulevard.
La croisière architecturale sur la Chicago River : le meilleur tour de la ville
Si vous ne devez faire qu’une seule visite guidée à Chicago, c’est celle-là. Cette croisière est régulièrement classée première attraction touristique de Chicago sur TripAdvisor, et l’avis est méritée.

La croisière de 90 minutes descend la Chicago River entre les gratte-ciels du Loop, avec des guides de la Chicago Architecture Foundation qui commentent en détail les bâtiments qui défilent des deux côtés de la rivière. En un trajet, vous comprenez tout ce que vous devez savoir sur l’architecture américaine depuis 1885 : pourquoi Chicago a inventé le gratte-ciel (parce que le Grand Incendie de 1871 a rasé la ville, libérant le terrain pour une reconstruction radicalement neuve), comment Louis Sullivan, Daniel Burnham et Mies van der Rohe ont chacun à leur façon défini les lignes de la modernité, et pourquoi The Bean de Anish Kapoor est précisément la bonne sculpture au bon endroit.
Parmi les bâtiments commentés pendant la croisière : le Marina City (1964, les « épis de maïs » circulaires – avec les voitures garées dans les étages supérieurs), le Wrigley Building (1921, revêtement en céramique blanche conçu pour briller sous la lumière du lac Michigan), le Tribune Tower (1925, avec ses pierres enchâssées prélevées sur les monuments les plus célèbres du monde, de Notre-Dame de Paris aux pyramides de Gizeh), et bien sûr le One Illinois Center de Mies van der Rohe è l’un des derniers bâtiments conçus par l’architecte du Less is More.
Bon plan : cette croisière étant très populaire, nous vous conseillons de la réserver.
360 Chicago et Willis Tower
Quelle vue panoramique choisir ? La question fait toujours débat. Chacun de ces observatoires offrent une vue différente, chacune a son charme.
Le « 360 Chicago » (anciennement John Hancock Obervatory) offre une vue plus dégagée vers le nord (Old Town). Il a l’avantage d’avoir un audio-guide en français inclus dans le prix. Le plus : un petit passage où il n’y a plus de vitre et où l’on entend le bruit de la ville.

En raison du succès du 360 Chicago, nous vous conseillons de réserver vos tickets !
Au sommet du 360 Chicago, une attraction, le TILT, permet d’être basculé au-dessus de la ville à 310 mètres au dessus du sol !

La Willis Tower, haute de 412 mètres (103 étages) est la plus haute tour de Chicago et offre quant à elle une vue vers le sud, peut-être moins spectaculaire (et audio-guide payant). Le plus : le Skydeck, un balcon suspendu au dessus du vide offrant une sensation très surprenante. A lui seul, il vaut le détour !

Le mieux est encore de prendre le CityPASS (accès coupe-file aux 5 meilleures attractions de la ville) et de profiter des deux à des horaires différents : Le matin pour 360 Chicago et le soir pour Willis.
Le point de départ de la Route 66
Le panneau du très symbolique point de départ de la Route 66 se trouve au 122 S Michigan Ave (S Michigan Ave and E Adams St)

Chinatown
Toute grande ville des États-Unis digne de ce nom a son Chinatown. A Chicago, il est situé en dehors du centre-ville. Pour vous y rendre, il vous faudra prendre la Red Line ou un water taxi. Chinatown n’est pas incontournable, mais en quelques minutes, vous quitterez les bruits de la ville pour vous retrouver dans un village.

Juste en face de la « porte » de Chinatown, vous verrez une caserne de pompier. N’hésitez pas à y entrer, vous pourrez peut-être monter dans un camion !
La scène musicale de Chicago : blues, jazz et l’invention du Chicago Sound
Chicago n’est pas seulement « capitale du jazz et du blues » – elle en est l’une des mères. Sans Chicago, la musique populaire américaine du XXe siècle serait fondamentalement différente.
Le blues électrique de Chicago – le « Chicago Sound » – est né dans les années 1940 et 1950, quand des centaines de milliers de Noirs américains migrèrent du Delta du Mississippi vers les quartiers du South Side, amenant avec eux le blues acoustique des plantations. Muddy Waters, Howlin’ Wolf, Little Walter, Sonny Boy Williamson et Buddy Guy branchèrent leurs guitares sur des amplificateurs et inventèrent le son qui allait directement nourrir Chuck Berry, puis les Rolling Stones, puis Led Zeppelin. Sans le Chicago Blues, pas de rock’n’roll tel que nous le connaissons.
Chicago fut également un centre majeur du jazz – Louis Armstrong y enregistra ses premiers disques dans les années 1920, Benny Goodman y naquit, et le Green Mill Cocktail Lounge (4802 N Broadway), ouvert en 1907, reste l’un des clubs de jazz les plus légendaires du monde. Al Capone y avait ses habitudes dans les années 1920 — la table du fond avec vue sur la porte d’entrée était réservée à ses lieutenants. Aujourd’hui, le Green Mill programme du jazz en direct tous les soirs, comme il le fait depuis plus d’un siècle.
Pour les visiteurs, les meilleures adresses de la scène musicale live de Chicago en 2026 :
Blues : Rosa’s Lounge (3420 W Armitage Ave) – club de blues du North Side, scène intime et chaleureuse. Kingston Mines (2548 N Halsted St) – deux scènes alternées, ouvert jusqu’à 4h du matin le week-end, l’endroit le plus authentique du Lincoln Park pour le blues. Buddy Guy’s Legends (700 S Wabash Ave) – le club du guitariste légendaire en personne, en plein South Loop.
Jazz : Green Mill Cocktail Lounge (4802 N Broadway) – le classique absolu. Andy’s Jazz Club (11 E Hubbard St) – River North, concerts de midi et de soir, atmosphère décontractée.
Soul et gospel : Le premier dimanche du mois, plusieurs églises du South Side proposent leurs services gospel au public – une expérience musicale et spirituelle que les visiteurs décrivent souvent comme le moment le plus fort de leur séjour à Chicago.
Que manger à Chicago ?
Chicago ne fait pas les choses à moitié – y compris en cuisine. La ville a ses propres codes gastronomiques, ses propres guerres de clochers, et quelques plats emblématiques que les habitants défendent avec une ferveur qui frise la religion.
La Deep Dish Pizza
La Deep Dish Pizza est la contribution la plus connue de Chicago à la gastronomie mondiale – et probablement la plus controversée. Ce n’est pas une pizza ordinaire plus épaisse : c’est une tourte à fond de beurre et de farine de maïs, garnie dans l’ordre inverse d’une pizza classique – d’abord le fromage (en couches généreuses), puis les garnitures (saucisses italiennes grossièrement émiettées, champignons, poivrons), et enfin la sauce tomate concassée par-dessus, pour éviter qu’elle ne brûle pendant les 30 à 40 minutes de cuisson au four. Elle se mange à la fourchette et au couteau. Un quart suffit à rassasier un adulte. Les New-Yorkais refusent d’appeler ça une pizza. Les Chicagoans s’en moquent éperdument.

Les adresses de référence : Giordano’s (plusieurs adresses dans le Loop), Lou Malnati’s (favoris des habitants depuis 1971), Pequod’s Pizza (North Center, caramélisation du fromage sur les bords – une variante qui divise et convertit), Gino’s East (River North, les murs sont couverts de graffitis laissés par des décennies de visiteurs – une tradition). Commandez dès votre arrivée : le temps de cuisson est incompressible.
Le Chicago-Style Hot Dog
Le hot dog à la chicagoane est une institution aussi sérieuse que la Deep Dish – et tout aussi codifiée. La recette officielle, non négociable : une saucisse de bœuf à la vapeur dans un pain aux graines de pavot, garnie de moutarde jaune, d’oignon blanc émincé, de relish vert fluo, de tranches de cornichon, de piment sport rouge en tranchemps et de sel de céleri. Ce qui est interdit, sous peine d’infamie sociale définitive : le ketchup. Les habitants de Chicago considèrent l’ajout de ketchup comme une offense personnelle – certains stands affichent explicitement « No Ketchup » à l’entrée. L’adresse mythique : Portillo’s (100 W Ontario St).
L’Italian Beef Sandwich
Moins connu à l’international que la Deep Dish mais tout aussi ancré dans la culture locale, l’Italian Beef est un sandwich de bœuf rôti finement tranché, cuit lentement dans son jus épicé et servi sur un pain de baguette – trempé (« dipped ») ou très trempé (« soaking ») dans le jus de cuisson selon votre préférence. C’est le plat de la classe ouvrière italienne du South Side, popularisé dans les années 1930 et désormais élevé au rang de symbole culturel par la série The Bear (2022, Disney+), qui se déroule dans un restaurant de beef sandwiches de Chicago. Mr. Beef on Orleans (666 N Orleans St), le restaurant qui a inspiré la série, a vu sa fréquentation tripler depuis la diffusion de la première saison. L’adresse historique reste Al’s #1 Italian Beef (725 W Maxwell St, South Side) – fondée en 1938, toujours au même endroit.
Infos pratiques
Les Pass
Outre le célèbre CityPASS (accès aux 5 meilleures attractions de la ville) et le Chicago C3 (3 attractions majeures de la ville), sachez qu’il existe aussi le pass Go City Chicago, proposé en 3 versions :
- Pass Essentiels (idéal pour découvrir le meilleur de la ville avec 3 incontournables)
- Pass Explorer (choisissez le nombre d’attractions que vous voulez faire)
- Pass Tout Inclus (choisissez le nombre de jours avec attractions illimitées)
Une visite de la ville originale
L’office de tourisme de Chicago propose un service original et gratuit, une visite de la ville guidée par un habitant de Chicago, parlant français. Ce dernier vous fera découvrir son quartier. On vous remettra un ticket de transport valable 24 heures. Si vous ne l’utilisez pas, vous pouvez le conserver pour une utilisation future. Plus d’informations sur le site Chicago Greeter.
Documentation
Questions fréquentes sur Chicago
Les zones touristiques – The Loop, Millennium Park, Magnificent Mile, Lincoln Park, Wicker Park, River North – sont sûres et très fréquentées. Chicago a une réputation de violence qui concerne principalement certains quartiers du Far South Side et du West Side, très éloignés des circuits touristiques. Comme dans toute grande métropole américaine, le bon sens habituel s’applique : restez dans les zones animées, ne laissez pas de bagages visibles dans une voiture garée, soyez attentif en soirée dans les rues peu fréquentées.
Les deux offrent des vues panoramiques sur Chicago depuis des hauteurs différentes. Willis Tower (443 mètres, 103e étage) est plus haute et plus connue, avec ses « The Ledge » – des plateformes en verre qui avancent en porte-à-faux sur le vide, 412 mètres au-dessus des rues. 360 Chicago (John Hancock Center, 344 mètres, 94e étage) est moins haute mais son café-bar au sommet permet de profiter de la vue en prenant un verre – une expérience différente. Pour la photo de Chicago depuis le lac Michigan, Willis Tower est plus emblématique. Pour l’expérience complète avec un apéritif, 360 Chicago est plus agréable.
« The Bean » est le surnom affectueux donné par les habitants à la sculpture Cloud Gate de l’artiste britannique Anish Kapoor, installée dans Millennium Park depuis 2006. Ce haricot géant en acier inoxydable de 110 tonnes et 20 mètres de long reflète le skyline de Chicago et le ciel sous toutes leurs facettes – une œuvre d’art publique devenue l’icône absolue de la ville. Elle est accessible gratuitement, 24h/24. L’artiste avait initialement refusé qu’on l’appelle « The Bean » – aujourd’hui, même lui utilise ce surnom.
Où dormir à Chicago ?
Hôtels
Chicago propose une très large offre d’hébergement, avec des tarifs et des ambiances très variables selon les quartiers. Le choix de la localisation est important, notamment entre Downtown / The Loop, River North ou encore les zones proches du lac Michigan.
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Quelle est la meilleure période pour visiter Chicago ?
Chicago est surnommée « The Windy City » – un sobriquet dont l’origine est moins météorologique que politique (il désignait à l’origine les « vents de fanfaronnade » de ses politiciens du XIXe siècle) mais qui, météorologiquement parlant, n’est pas tout à fait infondé. Le lac Michigan génère des conditions climatiques extrêmes, et les saisons à Chicago sont radicalement différentes les unes des autres.
Le printemps (avril-mai) est magnifique mais capricieux : les températures remontent doucement de 10 à 20°C, les cerisiers fleurissent dans Millennium Park, et la ville reprend vie après l’hiver. Mais des gelées tardives sont possibles en avril – prévoyez des vêtements en couches.
L’été (juin à août) est la saison idéale : températures entre 25 et 30°C, terrasses animées, festivals en plein air (Chicago Jazz Festival, Lollapalooza, Chicago Blues Festival), croisières sur la rivière et sur le lac. C’est aussi la période la plus fréquentée et la plus chère en hôtellerie. La chaleur peut être accablante en juillet avec un taux d’humidité élevé – les habitants plaisantent que c’est le seul moment de l’année où ils regrettent de ne pas vivre à Minneapolis.
L’automne (septembre-octobre) est le moment favori des habitants : températures idéales (15-22°C), feuillage spectaculaire dans Lincoln Park et les parcs de la ville, foules en baisse, tarifs d’hôtel plus raisonnables. La lumière de fin d’après-midi sur les gratte-ciels de The Loop est particulièrement spectaculaire en octobre.
L’hiver (novembre à mars) est le grand défi. Les températures descendent régulièrement sous -10°C, avec des pointes à -20°C ou moins lors des vagues de froid polaire – des phénomènes climatiques extrêmes liés au Polar Vortex qui touche le Midwest plusieurs fois par décennie. La neige tombe de novembre à mars, parfois en quantités importantes. Malgré tout, Chicago en hiver a ses amateurs : le Christkindlmarket de Daley Plaza (décembre), les musées déserts, et le plaisir pervers de raconter à son retour qu’on a survécu à -25°C avec ressenti en bord de lac.
Lire notre guide complet sur le climat de Chicago
| Mois | °C max | °C min | Pluie (mm) |
|---|---|---|---|
| Janvier | -1 | -8 | 52.3 |
| Février | 2 | -6 | 51.3 |
| Mars | 8 | -1 | 69.1 |
| Avril | 15 | 6 | 92.5 |
| Mai | 21 | 11 | 104.9 |
| Juin | 27 | 17 | 103.1 |
| Juillet | 29 | 20 | 101.9 |
| Août | 28 | 19 | 101.3 |
| Septembre | 24 | 14 | 84.1 |
| Octobre | 17 | 8 | 82.3 |
| Novembre | 9 | 2 | 86.9 |
| Décembre | 2 | -5 | 65.3 |
Histoire de Chicago : du grand incendie de 1871 à la capitale mondiale du jazz
Le drapeau de Chicago est composé de trois bandes blanches, représentant chacune un quartier de la ville : North Side, West Side et South Side. Les deux bandes bleues symbolisent le Lac Michigan (bande supérieure) et la Rivière Chicago (bande inférieure). Chacune des quatre étoiles représente un évènement de l’histoire de la ville : la perte de Fort Dearborn en 1812, le grand incendie de 1871, l’exposition Universelle de 1893 et l’exposition Century of Progress de 1933.

La ville de Chicago tiendrait son nom de « checagou » qui, en dialecte miami-illinois (tribus indiennes installées dans le nord-est des États-Unis au 17ème siècle), signifie poireau ou oignon sauvage, une plante qui poussait à l’époque sur les rivages marécageux de la région.
Après la découverte du territoire par les premiers explorateurs et missionnaires français en 1673, des colons européens parviennent sur place, mais les britanniques s’emparent de la région en 1763 après une guerre de sept ans contre les français.
Il faudra attendre 1779 avant qu’un colon ne s’établisse officiellement et de manière permanente sur les lieux : Jean-Baptiste Pointe du Sable, un métis de Saint-Domingue qui, après avoir épousé la fille d’un chef indien Potawatomi, établit un comptoir de commerce et construit la première maison du futur Chicago.
Durant la Guerre d’Indépendance (1775-1783), l’armée américaine prend possession de la région et les indiens sont contraints et forcés d’abandonner leurs terres. Puis en 1812, une guerre oppose les États-Unis et l’Angleterre et l’armée américaine ordonne d’abandonner Fort Dearborn aux britanniques (un fort construit à l’embouchure de la rivière Chicago – aujourd’hui vous trouverez une trace de ce fort sur Michigan Avenue). Les indiens Potawatomi incendient alors les lieux et les soldats ne survivront pas. En 1818, Chicago est officiellement intégrée à l’état de l’Illinois.

La croissance et le déploiement de la ville se feront ensuite à une vitesse prodigieuse, notamment encouragés par le développement du chemin de fer et la révolution industrielle. Chicago devient alors un immense carrefour de commerce et de communication.
En 1871, Chicago subit une catastrophe majeure : un gigantesque incendie (dont on ignore encore aujourd’hui les origines exactes) détruisant des quartiers entiers et faisant des centaines de victimes. Ce triste événement et cette date marqueront toutefois la renaissance de la ville et la construction du tout premier gratte-ciel, le Home Insurance Building en 1885.

Le développement industriel est alors sans précédent mais parallèlement à cela, cet accroissement fulgurant créé également exploitation, misère sociale, mouvements ouvriers… et l’histoire de la ville est entachée par quelques grèves à l’issu dramatique.
Chicago reste tout de même maîtresse de son destin et de sa croissance économique. Elle organise en 1893 l’Exposition Universelle (Columbian World’s Fair ou encore World Columbian Exposition). Cet événement majeur célèbre en même temps le 400ème anniversaire de la découverte du Nouveau Monde par Christophe Colomb. L’exposition attire près de 27 millions de visiteurs !
Pour l’occasion, 200 nouveaux bâtiments sont construits afin d’accueillir une multitude d’expositions artistiques, ainsi que des canaux et des parcs. Un certain George Washington Gale Ferris Jr construit la toute première grande roue (36 nacelles, 80 mètres de hauteur, le ticket coûte 50 cents). Le pari de Chicago est gagné et la Tour Eiffel de l’exposition parisienne de 1889 n’a qu’à bien se tenir !

Dès la fin du 19ème siècle, des gangs mafieux apparaissent au nord et au sud de la ville. Pendant la période de la prohibition (1919-1933), Chicago devient alors la capitale mondiale du crime organisé. Elle souffre de l’ascension du célèbre truand Al Capone (qui finira ses jours à la prison d’Alcatraz en Californie) mais aussi de son incorruptible rival Eliot Ness qui lui livre une guerre sans merci.
En 1933 et 1934, Chicago accueille l’exposition Century of Progress dont la devise est « Science Finds, Industry Applies, Man Conforms. » (La Science découvre, l’Industrie applique, l’Homme suit.), l’occasion pour la ville de rappeler au monde sa puissance et son dynamisme architectural.
Après la seconde guerre mondiale, Chicago doit faire face à la fermeture de nombreux sites sidérurgiques, connaît l’avènement des ghettos (les populations blanches aisées se déplaçant en banlieue), puis la rénovation de ces mêmes quartiers, l’aménagement de l’aéroport international O’Hare en 1963, la rénovation du célèbre secteur du Loop, la dramatique inondation de 1992 (« Chicago Flood ») suite à la rupture d’une paroi du tunnel de service passant sous la rivière Chicago, mais aussi la construction de diverses tours qui sont aujourd’hui la fierté de la ville.
Aujourd’hui, Chicago semble économiquement prospère et va toujours de l’avant, réhabilitant de très nombreux quartiers et réconciliant architecture et environnement. Sa triste réputation criminelle (conséquence de la prohibition) n’est plus qu’un très lointain souvenir et Chicago, toujours un peu en avance sur son temps, est une ville où il fait bon vivre !
Chicago au cinéma : Les Incorruptibles, Ferris Bueller et The Dark Knight
Chicago accueille en moyenne 500 productions cinématographiques et télévisées par an – un chiffre qui en fait l’une des villes les plus filmées des États-Unis. Son mélange unique d’architecture Art Déco, de viaducs ferroviaires surélevés, de skyline spectaculaire et de quartiers aux atmosphères contrastées en fait un décor naturel incomparable, capable de jouer à la fois elle-même et des villes fictives comme Gotham City.
The Blues Brothers (1980)
The Blues Brothers est peut-être le seul film du genre action-musical-comédie jamais réalisé, et il doit une grande partie de son âme à l’utilisation de véritables décors chicagoans – pas les sites institutionnels que la mairie voudrait montrer au monde, mais les entrailles grises et grasses de la ville : les aciéries, les hôtels miteux et les ruelles qui font le vrai caractère de Chicago. Réalisé par John Landis avec John Belushi et Dan Aykroyd, le film utilise la ville comme aucun autre film avant ou après lui ne l’a fait. La Bluesmobile passe devant la sculpture Picasso et défonce les vitrines du Daley Center – Landis obtint même l’autorisation d’atterrir un hélicoptère sur la plaza et de faire crasher la Bluesmobile à travers les fenêtres du Daley Center. Aretha Franklin chantait « Respect » dans un restaurant de Maxwell Street, James Brown officiait comme pasteur dans une église du South Side, et Steven Spielberg apparaît en caméo non crédité comme greffier du comté de Cook dans la scène finale. Wrigley Field est utilisé comme adresse officielle des Blues Brothers. Aujourd’hui, des tours guidés « Blues Brothers » sillonnent encore la ville – et chaque Halloween, des dizaines de Jake et Elwood en costume noir et chapeau fedora se baladent dans les rues de Chicago.
Les Incorruptibles (1987)
Le chef-d’œuvre de Brian De Palma sur la traque d’Al Capone par Eliot Ness utilise Chicago comme il se doit – en beauté. La scène du landau dans l’escalier, l’une des plus célèbres du film, a été tournée dans le Grand Hall de l’Union Station (225 S Canal St). Le Chicago Board of Trade Building joue un tribunal, le Rookery Building (209 S LaSalle St) sert pour les scènes d’intérieur, et le bâtiment Auditorium de la Roosevelt University figure comme location clé. C’est l’un des meilleurs films pour découvrir l’architecture Beaux-Arts et classique de Chicago.
The Dark Knight (2008)
Christopher Nolan a transformé Chicago en Gotham City pour son blockbuster de 2008, utilisant la grandeur architecturale et le skyline unique de la ville comme toile de fond. Le film s’ouvre sur une séquence complexe tournée dans l’Old Main Post Office, où l’immense bâtiment Art Déco joue une banque. Une scène de poursuite utilise le Lower Wacker Drive souterrain, et un défilé descend LaSalle Street jusqu’au majestueux Chicago Board of Trade Building. Le domicile de Wayne Enterprises est l’immeuble IBM au 330 North Wabash Avenue, tandis que Batman surveille Gotham depuis le toit de la Willis Tower. Le Joker qui se penche hors d’une fenêtre pendant la séquence du défilé a été filmé sur LaSalle Street en plein downtown. Heath Ledger mourut six mois avant la sortie du film – sa performance de Joker lui valut l’Oscar à titre posthume. The Dark Knight reste à ce jour le film qui a le mieux exploré l’architecture de Chicago, et son succès solidfia définitivement la réputation de la ville comme destination de choix pour les grands tournages.
Ferris Bueller’s Day Off (1986)
John Hughes, natif de la banlieue de Chicago, a consacré une large part de son œuvre à sa ville. La Folle Journée de Ferris Bueller est un amour letter à Chicago : l’Art Institute, le Wrigley Field, le défilé de la Von Steuben Parade sur Dearborn Street, le restaurant Chez Quis (le Café Spiaggia réel au 980 N Michigan Ave). C’est le film qui a popularisé Chicago auprès d’une génération entière de spectateurs américains – et la galerie d’art de l’Art Institute continue d’accueillir des groupes de touristes qui cherchent la salle où Cameron fixe le tableau de Seurat.
Comment intégrer Chicago dans votre itinéraire ?
Route 66 – Le panneau de départ de la Mother Road se trouve au 122 S Michigan Ave, à quelques pas du Millennium Park. Chicago est le point de départ officiel de la Route 66 – si vous souhaitez relier Chicago à Santa Monica (Los Angeles) sur la mythique highway, vous avez 3 939 km devant vous.
Milwaukee – À 1h40 au nord par l’I-94. La capitale du Wisconsin et du Harley-Davidson Museum – l’une des excursions d’une journée les plus populaires depuis Chicago.
Indiana Dunes National Park – À 1h au sud-est par l’I-90. Les dunes de sable sur les rives du lac Michigan, parc national depuis 2019 – une nature sauvage inattendue à quelques kilomètres de la troisième ville des États-Unis.
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- Photos : Isa, Laurent, Mikael



6 Commentaires. En écrire un nouveau
Bonjour, j’ai un doute pour le pass Ventra. Si j’achète un pass, est-ce que le trajet depuis et vers l’aéroport est compris ? Ou est-ce qu’il n’est pas inclus dans le forfait ? La question se pose car le pass est à 5$ par jour alors que le trajet depuis l’aéroport est à 5$ à lui seul…
Merci d’avance.
Bonjour,
J’aurais une question relative au billet ventra pour se rendre de l’aéroport O’Hare vers le centre ville de Chicago. Un simple billet de métro coûte 3 euros mais 5 euros si on le prend à l’aéroport ? Pour le retour, du centre ville à l’aéroport c’est ce même tarif, c’est un billet spécial O’Hare qu’il faut choisir à 5 euros, est-ce toute la ligne bleue qui est à ce tarif ?
D’avance merci beaucoup pour votre réponse,
Bonjour David,
Le ticket sur la ligne bleue L coûte actuellement 2.50$, sauf depuis l’aéroport O’Hare pour lequel il faudra payer 5$. Je suppose que le tarif est le même dans l’autre sens. https://www.transitchicago.com/fares/
Pour avoir effectué le trajet, le tarif à partir de O’hare est de 5$. Mais en direction de O’hare, il est de 2,5$
Merci pour l’info David 🙂
Chicago c’est la ville la plus belle à visiter