La Californie en famille (mai 2024)

Récits et témoignages de road trip aux États-Unis : itinéraires vécus, coups de cœur & conseils de voyageurs
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amoniac
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Sur la Pacific Coast Highway, de Cambria à Santa Barbara : une journée riche en contrastes (16 mai 2024)

Ce matin, nous reprenons la légendaire Pacific Coast Highway, cette route mythique qui longe l’océan Pacifique et nous conduit aujourd’hui jusqu’à Santa Barbara. Le ciel est encore couvert, mais l’excitation est bien présente : une longue journée riche en découvertes nous attend, entre paysages sauvages, rencontres inattendues et petites aventures en famille.

Après une nuit fraîche, nous ouvrons les yeux un peu plus tard que d’habitude. Zoé commence la journée avec le sourire : la fée des dents est passée et a laissé deux billets sous son oreiller. Sur la côte, le ciel est encore couvert mais déjà, l’océan attire. Je sors boire mon café près du brasero, puis face aux vagues, accompagné de lapins curieux et de mouettes en vol. Quand un rayon de soleil perce soudain les nuages, le moment devient magique. Pourtant, il faut rejoindre les filles pour le petit-déjeuner, car Zoé ne plaisante jamais avec la nourriture.

Petit-déjeuner à Cambria

Direction Cambria et une adresse que nous connaissons déjà : le Redwood Café. On avait pris un petit-déjeuner avec Sarah en 2019, en terrasse. Cette fois, nous nous installons à l’intérieur. Les propriétaires ont changé, mais l’esprit des lieux est resté intact. Je retrouve mon plat fétiche, le « Cake N Eggs », à peine plus cher qu’il y a cinq ans. Sarah choisit des œufs brouillés à la grecque, tandis que les filles commandent la version enfant de mon assiette. Autour de nous, l’ambiance est calme, surtout des retraités et même un couple de Français. Les portions sont généreuses, et je termine l’assiette de Léna qui n’en peut plus.

Arrêts sur la Pacific Coast Highway : Ragged Point, éléphants de mer et vues imprenables

À la sortie, un artisan nous salue chaleureusement : « You have beautiful kids! » lance-t-il en nous voyant passer. Plus loin, sur la route 1 en direction de Ragged Point, nous croisons un couple russe dont la petite fille veut absolument connaître le prénom des nôtres. Zoé immortalise l’instant en faisant sa première photo avec mon appareil. Elle ferme le mauvais œil, celui du viseur, mais le résultat est étonnamment réussi.

Nous faisons aussi la connaissance d’un couple californien qui vit entre Santa Barbara et San Luis Obispo. La femme se souvient de ses cours de français, mais regrette de n’avoir jamais pu pratiquer. Ils nous parlent de leur climat ensoleillé toute l’année, une chance que l’on envie.

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Observation des éléphants de mer au Elephant Seal Vista Point : un spectacle naturel fascinant sur la côte californienne.

Escale nature et animaux marins

Nous tentons une courte randonnée vers la côte, mais le sentier est trop dangereux. Le seul souvenir de cette tentative avortée : un gros chat sauvage qui file devant moi avant de disparaître dans les fourrés. Peu après, nous retrouvons un classique du voyage : l’Elephant Seal Vista Point. Ici, des dizaines d’éléphants de mer se reposent. Certains plongent, d’autres se roulent dans le sable pour se rafraîchir, quelques-uns perdent leur peau. La scène est captivante, mais troublée par des visiteurs qui nourrissent les écureuils avec des chips. Mauvaise habitude.

Au même moment, un cortège inattendu arrive : plusieurs Aston Martin anciennes et une Triumph. Un contraste surprenant avec le spectacle sauvage qui se déroule sur la plage.

La route 1, la mythique Pacific Coast Highway, nous réserve encore de belles surprises. À un nouveau point de vue, Zoé refuse de descendre : les écureuils l’ont trop effrayée à Elephant Seal. Et elle n’a pas tort. À peine sortis de la voiture, quatre ou cinq rongeurs nous encerclent, habitués à quémander de la nourriture aux visiteurs.

Un peu plus loin, nous faisons d’autres arrêts, notamment à Avila où nous grignotons un biscuit et une banane. La journée avance, les paysages changent, mais l’océan reste notre fil conducteur.

À Pismo Beach, Sarah repère une aire de jeux idéale pour les filles. Elles en profitent, tandis que je contemple les maisons fleuries et l'océan en arrière-plan. L’endroit respire la douceur de vivre. Les interactions y sont nombreuses : un petit garçon s’exclame « Oh, bella » en voyant Léna, un autre insiste pour jouer avec Zoé avant que sa mère n’intervienne. Elle nous raconte leur choix de s’installer ici : « Life is too short… » confie-t-elle, et l’on comprend pourquoi.

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Pismo Beach : un moment de détente pour les filles entre jeux et paysages côtiers à perte de vue

Santa Barbara

Avant d’arriver à destination, nous faisons une halte au Vista Point surplombant la Santa Inez Valley, puis rejoignons Santa Barbara dans les bouchons. L’accès à notre hôtel, le Beachside Inn, est compliqué par les rues fermées, mais nous finissons par nous installer. Les filles profitent de la piscine tandis que je commence à écrire ces lignes.

Le soir, nous nous promenons sur la jetée et observons le skate park animé. Vient alors le temps du dîner. Nous visons Sushi Go Go, un bon souvenir de voyage, mais le restaurant a fermé. Après quelques hésitations, nous entrons dans un restaurant mexicain. Mauvais choix : accueil froid, ambiance bruyante, service expéditif et addition salée. Une fin de journée décevante, mais vite compensée par les souvenirs lumineux accumulés tout au long de la route.

Cette journée sur la Pacific Coast Highway aura effectivement été dense et contrastée : un départ magique au lever du jour, une succession de haltes spectaculaires, des rencontres mémorables… et un dîner que nous préférerions oublier. Mais c’est aussi cela, la beauté du voyage : chaque étape laisse une trace, parfois douce, parfois amère, mais toujours inoubliable. Aujourd’hui, nous avons roulé 190 miles (306 kilomètres) et marchés 13,6 kilomètres.

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Balade sur la jetée à Santa Barbara : entre observation du skate park et douceur de la brise marine.
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amoniac
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Une journée dans les Santa Monica Mountains : plages et randonnées (17 mai 2024)

Sarah et moi nous réveillons vers 6h, laissant les filles dormir un peu plus longtemps afin qu’elles récupèrent bien. La salle de petit-déjeuner de l’hôtel est animée et étonnante. En effet, certains clients sont élégamment habillés en jean et chemise, tandis que d’autres viennent en pyjama. L’atmosphère tranquille contraste avec la journée bien remplie qui nous attend dans les Santa Monica Mountains.

Visites express à Santa Barbara

Avant de partir vers les montagnes, nous faisons un passage rapide à El Presidio de Santa Barbara. Je visite seul le site, que je connais déjà, pour redécouvrir ses détails et capturer quelques photos souvenirs. Pendant ce temps, Zoé écoute sa boîte à histoires et Léna lit dans la voiture. Nous faisons également un petit arrêt à la Mission Santa Barbara. Bien que nous n’ayons pas le temps de visiter pleinement, nous profitons de l’architecture et des jardins pour réaliser quelques clichés. Ces arrêts rapides permettent de découvrir la richesse culturelle de la région avant de rejoindre la nature sauvage des Santa Monica Mountains.

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El Presidio de Santa Barbara, un incontournable de la ville.

Malibu et Point Dume

Nous prenons ensuite la Pacific Coast Highway en direction de Point Dume, en admirant les paysages côtiers. La route sinueuse offre des panoramas splendides sur l’océan et les falaises abruptes. Une fois arrivés, nous profitons d’un moment sur la plage pour mettre nos pieds dans l’eau fraîche, tandis que Zoé préfère rester sur le sable pour surveiller nos affaires. L’air marin, le bruit des vagues et la lumière douce d’un rayon de soleil rendent ce moment particulièrement magique. Ce petit arrêt nous permet de respirer avant d’attaquer les Santa Monica Mountains.

Santa Monica Mountains et King Gilette Ranch

Notre prochaine étape est le Visitor Center des Santa Monica Mountains, situé au King Gilette Ranch à Calabasas. La ranger à l’accueil nous explique clairement les activités disponibles pour les familles. Elle nous précise aussi les horaires pour que les filles puissent participer au programme Junior Ranger. Nous passons un moment à observer les cartes et à planifier notre itinéraire, fascinés par la diversité des paysages et la faune locale. Cette portion des montagnes offre une expérience unique mêlant randonnée, éducation environnementale et découverte ludique pour toute la famille.

Paramount Ranch et Rocky Oaks

Nous nous rendons ensuite au Paramount Ranch, célèbre pour ses décors de films, dont Westworld et Dr Quinn, femme médecin. Malheureusement, une partie du site a brûlé il y a quelques années et est encore en reconstruction. Nous croisons un employé qui nous indique un sentier, en précisant qu’il faut rester sur le chemin pour éviter les tiques et serpents. Léna et Zoé sont intimidées par les lézards et écureuils présents, et nous rebroussons chemin après un petit tour.

Ensuite, nous rejoignons Rocky Oaks pour une promenade plus courte mais riche en observations : lapins, oiseaux, écureuils et même peut-être un renard ou un coyote aperçu au loin. Ce sentier nous plonge dans la nature sauvage des Santa Monica Mountains, tout en restant accessible aux enfants et en offrant un vrai moment de découverte pour toute la famille.

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L’église du Paramount Ranch, visible dans la série Westworld.

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Petite promenade à Rocky Oaks au milieu des lapins, écureuils et lézards.

Badge Junior Ranger et souvenirs

De retour au Visitor Center, les filles complètent leur programme Junior Ranger et reçoivent un badge ainsi qu’un pin’s supplémentaire. Nous en profitons pour faire quelques achats de souvenirs. Zoé choisit une peluche de lynx, Léna un livre sur les parcs nationaux, et moi un guide sur l’extension de Los Angeles. Ces moments permettent de prolonger l’expérience éducative et de garder un souvenir concret de notre passage dans les Santa Monica Mountains.

Mulholland Highway et Santa Monica

Nous rejoignons Santa Monica via la Mulholland Highway, route sinueuse offrant des vues spectaculaires sur les montagnes et Los Angeles. Sur la jetée, nous admirons les skateurs, la grande roue et la vie animée du port. Les filles mettent leurs pieds dans l’eau une deuxième fois, ravies de découvrir l’océan à deux endroits différents dans la journée. Ces instants permettent de combiner nature, sensations marines et vie urbaine californienne, offrant un panorama complet de la diversité des paysages le long des Santa Monica Mountains.

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Conduire sur Mulholland Highway, entre collines et décors emblématiques de Los Angeles.

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Une pause sur la jetée de Santa Monica avant de reprendre la route.

Kenneth Hahn Recreation Area et coucher de soleil

Nous terminons l’après-midi à Kenneth Hahn Recreation Area, malgré les bouchons. Les filles profitent du playground pendant que je capture la lumière douce du coucher de soleil pour des clichés mémorables. L’endroit offre une vue imprenable sur la ville et les collines, un contraste saisissant avec les moments passés dans la nature sauvage des Santa Monica Mountains.

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Coucher de soleil depuis Kenneth Hahn Recreation Area, un moment magique malgré la fermeture du parc.

Soirée à Los Angeles

Enfin, nous arrivons à Glendora pour la nuit. La maison Airbnb est charmante et bien équipée. Nous improvisons un dîner rapide avec les restes et quelques snacks, avant de nous reposer pour la journée suivante. Cette journée riche en découvertes dans les Santa Monica Mountains et sur la côte californienne restera un souvenir mémorable pour toute la famille. Aujourd’hui, nous avons réalisé 186 miles (300 km) en voiture et 13,7 kilomètres à pied.
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Parc national de Joshua Tree : une journée entre désert, rochers et nature sauvage (18 mai 2024)

Ce matin, nous nous réveillons plus tard que d’habitude, après 7 heures, tandis que les filles dorment jusqu’à 8 heures. Initialement, nous avions prévu de consacrer cette journée à Los Angeles, avec Hollywood et San Pedro au programme. Mais en ce samedi, je crains les bouchons interminables. Nous décidons donc d’inverser le planning et de partir à la découverte du parc national de Joshua Tree, un lieu emblématique de la Californie qui nous attire depuis longtemps.

Sur la route vers le parc national de Joshua Tree

Nous traversons San Bernardino, Banning, Cherry Valley, Beaumont et Yucca Valley. Le paysage change au fil des kilomètres, passant de zones urbaines à des étendues désertiques. La chaleur devient déjà écrasante. Près de Yucca Valley, nous assistons à une intervention de pompiers pour un incendie, probablement causé par la sécheresse. Une première mise en garde sur la rudesse de cet environnement.

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En direction du parc national de Joshua Tree, la route traverse des paysages arides typiques de la Californie.

Halte au Walmart de Yucca Valley

Avant d’entrer dans le parc, nous faisons une halte au Walmart de Yucca Valley pour acheter de l’eau. Dans le désert, mieux vaut être prévoyant : nous repartons avec deux gallons d’eau et un pack de donuts en promotion. À la caisse, le caissier remarque mon accent et entame la conversation : il a des amis en France, dont l’un habite à Lyon. Une discussion sympathique qui illustre bien la curiosité américaine pour notre culture.

Mais une scène surprend Léna : un client porte un énorme couteau à la ceinture. Je devine même des armes à feu sous les vêtements d’autres clients. C’est une réalité déroutante pour les filles, difficile à comprendre mais révélatrice de la culture locale.

Première découverte au parc national de Joshua Tree

Nous arrivons au Visitor Center pour récupérer les carnets du programme Junior Ranger, puis rejoignons l’entrée principale. L’attente est longue : 50 minutes pour franchir 15 km et atteindre la cahute où un Ranger contrôle les pass. Je présente ma carte America the Beautiful et nous voilà enfin dans le parc national de Joshua Tree.

Notre première halte se fait à Quail Springs. Le GPS nous a guidés ici au lieu de Hidden Valley, mais ce détour est une belle surprise. Peu fréquenté, l’endroit est idéal pour une courte balade au milieu des Joshua Trees, ces arbres si particuliers qui donnent leur nom au parc. L’atmosphère est calme, presque magique.

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Quail Springs, un secteur paisible du parc national de Joshua Tree, idéal pour une première balade.

Nous poursuivons à Cap Rock. Le sentier, parcouru à contre-sens, nous apprend beaucoup sur la flore locale. Ici, chaque plante a une fonction et une histoire, dans un équilibre fragile entre aridité et survie. Sarah prend ensuite le volant pour une portion de route, impatiente de conduire notre petit monstre au cœur du désert.

À Keys View, nous découvrons un panorama à couper le souffle sur la vallée. Le regard porte loin, très loin, et la Ranger rencontrée plus tôt nous avait indiqué qu’on pouvait y apercevoir la faille de San Andreas. Je scrute l’horizon, mais je ne parviens pas à la distinguer. Qu’importe, le spectacle est grandiose.

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Depuis Keys View, le regard porte, semble-t-il, jusqu’à la faille de San Andreas.

Nous faisons ensuite halte à Skull Rock, où un rocher sculpté par l’érosion ressemble à un crâne. Juste à côté, l’ensemble monumental de Jumbo Rocks attire les visiteurs. Impossible cependant de faire une photo sans la foule. Malgré cela, l’endroit reste impressionnant et fascinant.

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Les impressionnants Jumbo Rocks, résultat de millions d’années d’érosion.

Notre dernier arrêt est Arch Rock, connu pour son arche naturelle et, plus discrètement, pour le fameux Heart Rock, en forme de cœur. Nous ne trouvons pas ce dernier, mais la balade reste agréable. Léna suit Sarah de près, tandis que Zoé m’accompagne, bavarde et curieuse, rendant la marche encore plus plaisante.

En fin d’après-midi, nous rejoignons un second Visitor Center, situé plus à l’est, juste avant la fermeture. Les filles font vérifier leurs carnets et prêtent serment de protéger la nature et de partager ce qu’elles ont appris. Elles reçoivent fièrement leur badge de Junior Ranger. Le Ranger nous confie au passage que le Secrétaire de l’Intérieur des États-Unis venait de quitter les lieux, ce qui explique les hélicoptères aperçus dans le ciel un peu plus tôt.

Une soirée à Yucca Valley

Il est 17h30 lorsque nous nous attablons au Black Bear Diner, une chaine de restaurants que nous connaissions déjà. Je me laisse tenter par un burger végétarien accompagné d’un milkshake Oreo, tandis que Sarah savoure un saumon cajun. Les filles, elles, choisissent un grilled cheese et un mac & cheese. Le repas est copieux et chaleureux, d’autant que le personnel s’intéresse à notre parcours et nous souhaite la bienvenue à Yucca Valley. Une expérience simple, mais pleine d’authenticité.

Sur la route du retour, nous croisons une dizaine de camions de pompiers et plusieurs voitures de police, probablement mobilisés pour un début d’incendie. La nuit tombe, et nous rentrons à 20h15.

Aujourd’hui, nous avons parcouru 483 km et marché (seulement) 6,6 km, mais chaque pas valait la peine. Le parc national de Joshua Tree nous a offert un condensé de ce que le désert californien a de plus spectaculaire : des paysages arides, des rochers monumentaux, une flore unique et une atmosphère hors du temps.

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Paysage emblématique du parc national de Joshua Tree en Californie, entre désert et formations rocheuses.
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Une journée à Los Angeles : plages, Hollywood et panoramas inoubliables (19 mai 2024)

Aujourd’hui, c’est MA journée à Los Angeles, celle que j’attendais depuis cinq ans, depuis ma dernière visite. Pour moi, elle commence vers 7h00. Nous laissons les filles dormir un peu plus longtemps pour qu’elles récupèrent. Pendant le petit-déjeuner, une discussion amusante s’engage entre Sarah et Zoé autour des céréales et des donuts, une scène qui donne le ton de cette journée particulière.

Cabrillo Beach et San Pedro : une autre facette de Los Angeles

Nous prenons la route direction San Pedro. Pour y arriver, nous traversons le pont Vincent Thomas Bridge, une véritable icône de la baie de Los Angeles. Une fois à Cabrillo Beach, nous profitons de l’ambiance paisible. Quelques personnes nous saluent chaleureusement, et nous assistons à ce qui semble être deux cérémonies de baptème, ainsi qu’à un hélicoptère en intervention au large.

Je retrouve avec émotion mes sept palmiers découverts en 2014, liés à un souvenir de la série Chuck. Les filles s’amusent sur les jeux de la plage, échangeant timidement avec des enfants américains. Au moment de repartir, une scène de courtoisie avec un conducteur en voiture ancienne et sa passagère souriante me rappelle à quel point l’hospitalité californienne est sincère.

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Cabrillo Beach, un coin tranquille au sud de Los Angeles.

Korean Bell of Friendship : un héritage multiculturel

Sur les hauteurs de San Pedro, nous découvrons le Korean Bell of Friendship, une cloche monumentale offerte par la Corée du Sud aux États-Unis en 1976 pour symboliser l’amitié entre les deux nations. Tandis que les filles jouent sur l’aire de jeux, des avions anciens réalisent des figures dans le ciel, ajoutant une touche spectaculaire à ce moment.

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La Korean Bell of Friendship, cadeau de la Corée du Sud à Los Angeles.

Jerome C. Daniel Overlook : un panorama unique sur la skyline

Nous reprenons ensuite la route vers Mulholland Drive pour rejoindre le Jerome C. Daniel Overlook, qui domine la ville. Le panorama est saisissant : la skyline de Los Angeles se dévoile dans toute sa splendeur, et l’on distingue parfaitement le panneau Hollywood. Sarah, conquise, s’imagine déjà vivre dans une maison perchée sur ces collines. :great

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La skyline de Los Angeles et son mythique panneau Hollywood.

Déjeuner vegan à Monty’s Good Burger

Pour le déjeuner, direction Monty’s Good Burger, une adresse 100 % vegan réputée dans Los Angeles. Les prix nous surprennent, mais l’expérience est intéressante. Sarah et les filles apprécient leurs burgers, tandis que je reste un peu sur ma faim malgré un cookie partagé.

Hollywood Boulevard

L’après-midi se poursuit sur le Hollywood Boulevard, incontournable. Nous marchons sur le Walk of Fame, achetons des casquettes LA pour les filles et admirons le panneau Hollywood depuis le Dolby Theatre. Léna est surprise par des scènes de rue inattendues, entre extravagances vestimentaires et boa vivant porté par un passant.

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Au cœur de Los Angeles : Hollywood Boulevard et Highland Avenue, entre histoire, glamour et effervescence.

El Pueblo : les racines historiques de Los Angeles

Nous terminons l’après-midi par une halte à El Pueblo de Los Angeles, le quartier historique où fut fondée la ville en 1781. Malheureusement, l’accès est fermé et les alentours marqués par la présence de sans-abri. Un moment contraste, mais chargé d’histoire.

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El Pueblo, berceau historique de Los Angeles.

Un instant insolite survient lorsqu’un motard en Harley, impressionnant avec sa barbe et ses tatouages, me propose de prendre Zoé en photo sur sa moto. Elle refuse par timidité, mais le rider nous régale en faisant remonter sa Harley grâce à sa suspension pneumatique. :blink

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Rencontre insolite avec un rider à Los Angeles.

Los Angeles by night : Park Row Dr et White Knoll Dr

Une fois les filles couchées, je repars seul photographier la skyline nocturne de Los Angeles. Depuis le pont de Park Row Drive (merci à mon ami Jérémy, un Français expatrié à LA depuis plus de 10 ans, pour le conseil !), je capture de belles vues, allongé au sol pour stabiliser mon petit trépied.

Je poursuis jusqu’à White Knoll Drive, un spot qui permet d’admirer à la fois la skyline illuminée et le Dodger’s Stadium. L’ambiance est paisible, rythmée par des couples venus profiter de la vue et la musique diffusée depuis une enceinte portable.

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Los Angeles by night, une skyline inoubliable.

Bilan de ma journée à Los Angeles

Au terme de cette journée intense, nous avons parcouru 340 kilomètres et 16,6 kilomètres à pied. Los Angeles s’est révélée multiple : balnéaire à San Pedro, historique à El Pueblo, glamour sur Hollywood Boulevard, mais aussi intime et authentique depuis ses points de vue nocturnes. Une ville vibrante, contrastée, qui mérite bien son surnom de Cité des Anges.
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Une journée magique à Universal Studio Hollywood : entre attractions et immersion totale (20 mai 2024)

La journée commence tôt, et quoi de mieux pour prendre des forces qu’un passage chez Nick’s Café, une véritable institution de Downtown Los Angeles qui m’est chère. J’étais venu en 2014, seul, puis en 2019, avec Sarah. Fondé en 1948, ce diner réputé pour son jambon et ses hashbrowns est un lieu authentique, à mille lieues des brunchs branchés de LA.

Les tabourets fixés au sol, l’ambiance familiale, les portions généreuses : rien n’a changé depuis notre dernier passage.
Au menu : pancakes moelleux aux myrtilles, œufs brouillés et bacon grillé pour les enfants, et surtout le mythique Nick’s Famous Ham n’ Egg pour moi. Un vrai régal ! En repartant, impossible de résister à une nouvelle tasse siglée du café, que j’ajoute à ma collection. Zoé, un peu déçue par le côté simple du lieu, lance : « J’m’attendais à un truc plus classe, moi ! ». Mais c’est justement ça, le charme de Nick’s Café : pas de chichi, seulement l’authenticité.

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Le mythique Nick’s Café à Downtown Los Angeles, une adresse authentique où nous aimons toujours commencer nos journées quand on est dans le coin.

Universal Studio Hollywood

Cap ensuite sur Universal Studio Hollywood, le parc mythique ouvert en 1964 qui combine attractions et véritables plateaux de tournage. Dès le parking (37 $ la journée !), on est mis dans l’ambiance : voitures américaines, visiteurs pressés de retrouver leurs héros de cinéma, et… quelques Mustang qui attirent mon regard.

Difficile d’échapper à The Wizarding World of Harry Potter. L’univers est recréé avec une minutie incroyable : les façades, les costumes des acteurs, les boutiques de baguettes magiques… on se croirait vraiment à Pré-au-Lard. L’attraction phare, Harry Potter and the Forbidden Journey, nous emmène sur un balai volant aux côtés d’Harry, entre dragons cracheurs de feu et parties de Quidditch. Même pour quelqu’un qui n’est pas fan de la saga, l’immersion est totale. Sarah et Léna en redemandent et enchaînent une deuxième fois.

Puis vient Flight of the Hippogriff, plus familial et court, mais qui ravit les enfants. Enfin, Léna a la chance de vivre un moment unique chez Ollivanders : elle est choisie pour tester plusieurs baguettes, dans une reconstitution fidèle de la célèbre scène des films.

Direction ensuite Jurassic World – The Ride. Dès l’attente, des écrans diffusent des vidéos “officielles” du parc Jurassic, renforçant l’illusion. Entre tunnels inondés, dinosaures animatroniques et une descente finale qui éclabousse généreusement les passagers, l’attraction procure des frissons à toute la famille.

L’expérience est si réussie que nous y retournons plus tard. Voir les réactions émerveillées des enfants devant les dinosaures géants valait largement la file d’attente.

Ouvert récemment, le Super Nintendo World est sans doute l’un des univers les plus bluffants du parc. Dès l’entrée, on est projeté dans un jeu vidéo grandeur nature : briques, tuyaux verts et musique iconique. L’attraction Mario Kart: Bowser’s Challenge utilise la réalité augmentée : casques sur la tête, on se retrouve à lancer des carapaces et à affronter Bowser dans une course délirante. Sarah s’impose avec un score de 99, suivie par Léna (90), moi (88) puis Zoé (47). La compétition est lancée !

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Plongée dans l’univers Mario Kart, une expérience immersive qui ravit petits et grands.

Universal Studio, c’est aussi une multitude d’expériences variées :
  • La Momie pour les amateurs de sensations fortes (Sarah en profite grâce à l’option “Single Rider”),
  • Les Simpsons, une attraction hilarante qui fait oublier le temps d’un instant qu’on est dans un simulateur,
  • Kung Fu Panda, qui transforme les murs d’une salle de cinéma en un écran géant immersif,
  • et les incontournables Minions, parfaits pour finir la journée en douceur.
Le Studio Tour

Impossible de repartir sans faire le légendaire Studio Tour, créé dès l’ouverture du parc. Pendant 45 minutes, un petit train nous balade à travers les décors emblématiques : Les Dents de la Mer, Fast & Furious, La Guerre des Mondes… et même la maison de Psychose, où un acteur surgit avec un couteau factice, déclenchant une belle frayeur chez Léna.

Entre cascades d’eau, tremblements de terre simulés et effets spéciaux, on mesure à quel point Universal reste un lieu unique où cinéma et divertissement se confondent.

Parenthèse végétarienne à Burbank

Après avoir quitté le parc à 19h30, direction Veggie Grill à Burbank. Il s’agit d’une chaîne californienne réputée pour ses plats végétariens revisités. Burgers au “poulet” vegan, mac&cheese crémeux, cookies moelleux : le repas est copieux, savoureux et surtout bienvenu après 11,5 km de marche dans la journée.

Bilan de la journée

Cette journée à Universal Studio Hollywood restera un beau souvenir.
Au total, nous avons parcouru 11,5 kilomètres à pied. Une belle performance après tant d’émotions. Pour ceux qui veulent en savoir plus sur notre expérience en famille, j’en parle aussi dans le podcast Check-In :

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Monterey, l’ultime étape de notre voyage en Californie (21 mai 2024)

C’est notre dernier jour complet aux États-Unis. Ce matin, Léna décide de préparer le petit-déjeuner pour tout le monde avec les restes de la veille. En rangeant un peu, on retrouve même un stylo… dans le frigo. Quelqu’un devait vraiment être fatigué hier soir !

Outlets at Tejon

Notre journée se fera surtout en voiture, de Los Angeles à Monterey, mais nous faisons un arrêt aux Outlets at Tejon, à Arvin. Le lieu surprend : ces immenses zones commerciales modernes surgissent au milieu de nulle part, coincées entre Santa Clarita, Lancaster et Bakersfield. Arvin, à l’origine, est une petite ville agricole de la vallée centrale, une région qui nourrit une bonne partie des États-Unis. Ces outlets longent l’Interstate 5, surnommée la Grapevine, une autoroute mythique qui relie le sud au nord de la Californie et qui a contribué à l’essor économique de toute la région.

Côté shopping, je trouve deux paires de jeans et une veste pour 160 dollars, Sarah repart avec quelques t-shirts et Léna remplace ses chaussures chez Nike. Le vendeur, sympa, nous prend pour des Canadiens – une première !

Nous pensions manger rapidement chez Subway, mais une enseigne attire notre attention : Tony’s Pizza. C’est une micro-chaîne familiale présente seulement dans l’Ouest américain. Ces petites pizzerias incarnent une autre facette de la culture américaine : loin des grandes chaînes internationales, elles perpétuent des recettes transmises depuis des générations, avec ce mélange d’influences italiennes et américaines.

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Chez Tony’s Pizza, des assiettes généreuses avant de reprendre la route

En route vers Monterey

Après manger, nous reprenons la route. Nous faisons un plein : 50 dollars pour 8,652 gallons (32,76 litres), soit 1,41 €/L. Starbucks étant juste à côté, nous craquons pour un café et un frappuccino (8,40 dollars).

La route traverse Bakersfield, connue pour son Bakersfield Sound, un style de musique country popularisé dans les années 1950-60 par Buck Owens et Merle Haggard. Une preuve que même les villes industrielles de la vallée centrale portent un héritage culturel fort.

Vers 17h50, près d’Aromas, nous apercevons un bus en flammes entouré de pompiers, policiers et chaînes de télévision. D’après NBC, il s’agirait d’un pneu éclaté qui aurait provoqué l’incendie. Impressionnant.

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Pause café et essence avant de poursuivre la route vers Monterey


Monterey

En fin de journée, nous arrivons à Monterey. La ville, autrefois capitale de la pêche à la sardine, inspira John Steinbeck pour son roman Cannery Row. Aujourd’hui, l’ancien quartier des conserveries est devenu une zone touristique et culturelle.

En longeant le bord de l’océan, nous avons la chance d’observer des loutres de mer et des otaries, emblèmes de la baie de Monterey. Cette dernière est classée réserve marine nationale. Pendant ce temps, Léna et Zoé s’essaient au baseball avec le gant et la balle achetés plus tôt.

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À Monterey, l’océan s’anime avec les loutres de mer et les otaries.

Sur Burger

Le soir, direction Sur Burger, un petit restaurant de Monterey que nous avions déjà testé en 2019. Sarah prend un bacon cheeseburger, moi un simple cheeseburger. Les filles optent pour un menu enfant : nuggets pour Léna (pas de hot-dog dispo) et corn-dog pour Zoé, une première ! Mais Léna finit par avouer : « J’en ai marre de manger que des fast-foods ! ». Sarah la rassure : « C’est bientôt fini », et Zoé ajoute, la bouche encore pleine : « Ouf, parce que j’en ai marre de grossir ! ». :D

La serveuse, très bavarde, nous explique qu’en août et septembre, il fait beaucoup plus chaud à Monterey et que la ville accueille la célèbre Car Week, l’un des plus grands rassemblements automobiles au monde. Elle sort même son téléphone pour nous montrer des photos.

Derniers instants en Californie

Nous rentrons à pied dans la fraîcheur de la soirée. La ville, plus discrète que Los Angeles ou San Francisco, garde ce charme côtier particulier, mélange de culture, d’histoire et de nature. C’est notre dernière nuit ici avant le retour vers San Francisco.

Aujourd’hui, nous avons parcouru 445 miles en voiture (720 km) mais seulement 5319 pas (4,2 km). Demain, il nous restera à rejoindre San Francisco (170 km), avec une pause au Peet’s Coffee de Monterey.
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amoniac
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Message par amoniac »

Road trip en Californie 2024 : le grand bilan

Ce périple en Californie m’aura marqué à plus d’un titre. J’ai retrouvé le plaisir du voyage en famille, entre découvertes partagées et fous rires. J’ai aussi été touché par de belles rencontres humaines : Russel au bord du Lake Tahoe, les sourires échangés à San Pedro, ou encore ce rider bienveillant avec sa Harley à Los Angeles.

Les paysages resteront gravés dans ma mémoire : la grandeur des séquoias à Mariposa Grove, la majesté des falaises de Yosemite, l’étrangeté hypnotique de Joshua Tree. Autant de lieux que je ne connaissais pas encore et qui m’ont émerveillé.

Enfin, ce voyage a renforcé mon goût pour le road trip : rouler des centaines de kilomètres, traverser des paysages changeants, voir le décor se transformer au fil des heures. Ces moments passés sur la Pacific Coast Highway ou dans les routes désertiques resteront comme des instants suspendus.

Et le coût, ça donne quoi ?

Nous avons donc dépensé au total 9 411 euros (frais bancaires inclut). Dans l’ordre, les postes de dépense les plus importants sont : l’avion (26%), l’hébergement (25%), les déplacements (22%), l’alimentation (13%), le shopping (8%), les activités et divertissements (6%), l’assurance (1%).

Avec un budget initial de 10 000 euros, on pensait finalement atteindre les 12 000 euros. On s’en est finalement bien sortis, tout en se faisant plaisir.

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Conclusion

Ce road trip en Californie a été bien plus qu’une succession d’étapes : ce fut une expérience de vie, une façon de ralentir, d’observer, de s’émerveiller et de partager. Quinze jours sur les routes de l’Ouest américain nous ont offert un condensé de ce que le voyage a de plus beau : l’imprévu, la rencontre et la découverte.